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Les start-up les plus prometteuses de Suisse rencontrent des investisseurs à Neuchâtel
 
Le 14-11-2017
de MicroTech Industry® - News des expositions

Innovation. L’événement, organisé par Credit Suisse et Swiss Startup Factory, réunira ce soir à Microcity une sélection de jeunes entreprises à fort potentiel.

Les sept start-up les plus «prometteuses» de Suisse seront ce soir à Neuchâtel, pour se présenter et rencontrer de potentiels investisseurs.

Parmi elles se trouvent la vaudoise Ecorobotix, la neuchâteloise 1Drop Diagnostics ou encore la Valaisane Myotest.

Organisée par Credit Suisse et Swiss Startup Factory, en collaboration avec Neode et la chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie, la manifestation – dont L’Agefi est partenaire – se tiendra à Microcity, l’antenne neuchâteloise de l’EPFL. Après des pitchs, le public désignera la meilleure des jeunes pousses.

«Notre but est de permettre à des start-up «early stage» de se présenter et de rencontrer de potentiels investisseurs», explique Andreas Jurt responsable du département «Entrepreneurs & Executives» pour la région Suisse romande au Credit Suisse. «Nous jouons un rôle de facilitateur entre de jeunes pousses et des investisseurs avertis», ajoute-t-il. «Une telle manifestation nous permet d’offrir aux entrepreneurs une vitrine de présentation et aux investisseurs des contacts potentiellement intéressants. Ainsi chacun peut profiter de notre grande expertise et de notre vaste réseau.»

Deux événements similaires ont déjà été organisés à Zurich cette année. «Les manifestations ont rencontré un grand succès», se réjouit Mike Baur, cofondateur de l’accélérateur zurichois Swiss Startup Factory. «Nous avons choisi Neuchâtel, pour la première édition romande, en raison notamment de la forte culture industrielle du canton.» Swiss Startup Factory a procédé à la sélection finale des jeunes entreprises sur la base de plusieurs critères, dont l’analyse du business model, de la technologie, de la qualité de l’équipe des fondateurs et des statuts de la start-up «Il est nécessaire, pour les start-up Suisses, d’avoir une belle diversité dans l’équipe - avec des cofondateurs qui ont différents backgrounds et capacités - un potentiel de croissance mondial ainsi qu’une technologie qui est unique et pas facilement copiable.»

Neuchâtel, Zurich ou Valais, toutes les entreprises viennent des quatre coins de la Suisse. Voici la sélection des sept start-up.

Coat-X, Neuchâtel

Basée à La Chaux-de-Fonds, Coat-X est leader dans le domaine des solutions répondant à des critères d’étanchéité stricts. La start-up fournit une technologie d’encapsulation innovante faisant appel à des couches ultraminces (<<> 10 µm) afin de protéger toutes sortes d’appareils électroniques, de capteurs, de composants d’horlogerie ou de dispositifs médicaux contre la corrosion et l’humidité causées par des conditions environnementales difficiles.

EcoRobotix, Vaud

Les robots désherbants autonomes d’EcoRobotix réduisent, en effet, les coûts de plus de 40% tout en diminuant de 95% le recours à des produits chimiques. Des centaines de paysans ont déjà manifesté un intérêt pour leur machine, sur un marché potentiel de millions de robots dans le monde.

IDUN, Zurich

IDUN Technologies développe et vend des électrodes destinées au contrôle de l’état de santé. Les capteurs sont vendus à des entreprises qui fabriquent des dispositifs de surveillance dans les domaines du sport et de la médecine. IDUN Technologies assure un contrôle à long terme pour les patients et un diagnostic de performance pour les athlètes dans les environnements les plus extrêmes.

Myotest, Valais

Fondée en 2004, Myotest est pionnière en matière de coaching intelligent basé sur la biomécanique pour 20.000 athlètes professionnels. L’entreprise offre un logiciel d’entraînement intelligent personnalisé et des services pour les coureurs, afin qu’ils atteignent leurs objectifs et améliorent leurs performances en fonction de leurs propres caractères physiologiques.

1Drop Diagnostics, Neuchâtel

1Drop Diagnostics permet un diagnostic médical plus rapide et plus précis au point d’intervention. À partir d’une seule goutte de sang, directement devant le patient, la technologie développée par l’entreprise neuchâteloise permet de fournir un diagnostic médical peu coûteux et aussi qualitatif qu’en laboratoire. La société a déjà levé 4 millions de francs et espère en lever 5 à 10 d’ici fin 2017.

Snowcookie, Zurich

Cette plateforme de l’Internet des objets fournit aux athlètes des informations sur leur technique et leurs performances, l’objectif étant d’améliorer la pratique sportive et de la rendre plus sûre et connectée. Le produit est composé de dispositifs matériels que les utilisateurs fixent à leur corps et à leur équipement sportif, ainsi que d’un logiciel s’exécutant sur leur smartphone.

Struckd, Zurich

Struckd est une plateforme mondiale de jeu qui permet à chacun de créer et de partager des jeux, le tout sans aucune connaissance en programmation. Toute création peut être publiée instantanément sur la communauté mondiale Struckd.

La culture industrielle et les microtechnologies se retrouvent dans l’ADN des Neuchâtelois

La grande perméabilité qui existe entre le monde académique et celui de l’industrie rend le transfert technologique particulièrement rapide dans le canton.

«Neuchâtel est reconnu comme canton innovant. La culture industrielle et celle des microtechnologies et nanotechnologies se retrouvent dans l’ADN des Neuchâtelois», explique Florian Németi, directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie.

«Le canton veut aussi se positionner comme acteur de l’économie du futur. La présence à Neuchâtel de Microcity et de ses 12 chaires, les présences du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) ainsi que de la HE-Arc favorisent l’émergence de start-up. Lorsqu’on parle d’elles, on ne doit plus seulement penser à Zurich, Lausanne ou Genève. Il faut désormais penser à Neuchâtel et à son écosystème.»

Selon lui, la particularité de cet écosystème est d’avoir une grande quantité de PME dans un environnement très proche du pôle scientifique et académique. «Ce sont des entreprises sur lesquelles les start-up – notamment – peuvent s’appuyer tout au long du processus d’innovation», note-t-il. «Un des slogans du canton, en matière d’innovation, est de dire qu’on passe rapidement de l’idée au produit. Ça, c’est une de nos particularités. Il y a beaucoup de ressources pour faciliter le passage des idées, à des produits testables et, ensuite, industrialisables. C’est une particularité liée à notre histoire, avec l’émergence de l’horlogerie et l’apparition d’un tissu de sous-traitants très vivace.» Au niveau scientifique, il relève les compétences clés du canton en matière de miniaturisation et d’optimisation de la consommation énergétique. «Et ça, c’est générique. Ces compétences sont applicables à un nombre toujours plus grand de produits et de solutions, en particulier dans le domaine de la digitalisation et de l’industrie 4.0.»

Grande perméabilité

«À Neuchâtel, le monde de l’innovation est vu sous un angle particulièrement pragmatique», observe Sandy Wetzel, le directeur de Neode, l’incubateur de Neuchâtel. «Une des grandes spécificités de cet écosystème est la perméabilité qui peut exister entre le monde de la recherche et celui de l’industrie, qui absorbe les résultats issus du monde académique. Il y a une orientation industrielle extrêmement forte, qui est motrice de cet écosystème», note-t-il. «C’est un vivier local limité dans sa taille, mais extrêmement cohérent dans son positionnement et son orientation qui permet un transfert technologique très direct. Au sein de Neode, la majorité des quelques 30 start-up hébergées proviennent d’ailleurs de l’économie privée. Ce taux est beaucoup plus bas dans le canton de Vaud par exemple, où la plupart des jeunes entreprises sont issues du monde académique», ajoute-t-il.

«Il y a, bien sûr, un savoir fondamental, inscrit dans les gènes du tissu économique local, en micro et nanotechnologie et, plus généralement, de l’industrie de précision. Et cela ouvre un spectre immense d’applications dans différents secteurs, autres que l’horlogerie ou le médical.»

Selon lui, si cet écosystème se porte bien, il y existe néanmoins deux axes d’amélioration. «Il y a besoin d’un peu de liant pour fédérer les différents acteurs afin qu’ils puissent encore mieux collaborer et se montrer sous une bannière commune. De plus, Neuchâtel n’est pas aujourd’hui une étoile brillante sur la carte nationale de l’innovation. Le canton le mérite pourtant, avec son positionnement unique dans les industries de précision et son savoir-faire microtechnique. Il faut communiquer davantage.»

Microcity, est une réponse, selon lui, à ce besoin de mieux se fédérer et se promouvoir ensemble.

Il accueille douze chaires de l’EPFL ainsi que le parc scientifique Neode. Situé dans le même quartier que le CSEM et des locaux de l’Université de Neuchâtel et de la HE-Arc, il constitue la pierre d’angle du «Pôle d’Innovation Neuchâtel». Il est reconnu par la Confédération dans le cadre du futur Parc suisse d’innovation, en tant que site dédié aux micro-nanotechnologies et à l’advanced manufacturing, au sein l’association SIP West regroupant l’EPFL et les cinq cantons de suisse romande. «Dans la région, il y une antenne de l’EPFL, le CSEM, l’Université de Neuchâtel, une haute-école et deux écoles de formation professionnelle», explique Georges Kotrotsios, vice-président du CSEM. «Il y a une densité rare d’experts, en micro et nano technologies notamment. Nous sommes très fières d’avoir une telle concentration d’acteurs, ce qui permet à tout un secteur d’interagir.» – (LU)

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Leila Ueberschlag

AGEFI

 



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