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Le relais bienvenu pour surmonter les freins à l’accès au marché chinois
 
Le 19-10-2017
de MicroTech Industry® - News des expositions

Forum sino-suisse. Relais nécessaire même selon les jeunes entreprises, romandes aussi, du secteur de la santé qui ont fait le détour par Zurich.

Le Forum sino-suisse 2017, dédié au secteur de la santé, qui s’est tenu mercredi à Zurich a permis à nombre d’entreprises suisses, et tout particulièrement à des jeunes pousses romandes, d’établir des relations utiles avec des investisseurs potentiels chinois. Et avec des spécialistes des questions réglementaires d’un secteur chinois de la santé confronté aux mêmes défis majeurs que les sociétés occidentales, vieillissantes. Mis sur pied par la China-Europe International Business School CEIBS) - aussi active dans la région zurichoise - et par UBS, le forum a donné lieu à des rencontres jugées «nécessaires» pour permettre aux PME, et à fortiori aux jeunes pousses, d’envisager leur expansion sur le marché chinois, ainsi que le souligne Edouard Goupy, CEO de DomoSafety, une jeune entreprise basée à Lausanne active sur le marché du vieillissement et du grand âge. Un déplacement à Zurich que Vitor Crespo, CEO de Criam, une société portugaise proposant des dispositifs d’analyse du sang, jugeait lui aussi utile mercredi. Tout comme Merton Rieck, responsable Business Development de GeneSort - une société israélienne de test génomiques pour le traitement de tumeurs – venu assister au Forum en quête d’un partenaire stratégique en Chine.

Défis culturels et réglementaires

L’accès au marché chinois passe en effet par des défis d’ordre culturels et réglementaires. Après une phase d’exploration au niveau réglementaire auprès des instances de régulation chinoises, Abionic, une jeune société innovante (scale-up), elle aussi basée à Lausanne, est en passe d’évaluer sa capacité à attirer des capitaux et des partenaires en mesure de l’accompagner sur le marché chinois. Car les chances de s’y implanter directement pour une petite entreprise suisse sont quasi nulles.

«Le marché chinois de la santé se caractérise par la présence exclusive des médecins dans les hôpitaux, héritage de la médecine traditionnelle chinoise, et non pas aussi dans des cabinets médicaux comme c’est le cas en Europe. Ce qui constitue pour nous une opportunité car cela nous permet de nous concentrer sur des établissements comptant un grand nombre de médecins ou d’utilisateurs. Mais d’un autre côté, l’accès à ce marché est très compliqué sur le plan administratif» explique Nicolas Durand, fondateur et CEO de la société. Un accès au marché chinois là aussi ne peut se faire qu’en étant accompagné par des partenaires locaux.

Si le forum a déjà permis à Abionic de nouer des relations avec des investisseurs potentiels et des spécialistes intéressés à apporter une assistance réglementaire, «tout le défi réside dans le choix du partenaire adéquat».

Nicolas Durand ne cède donc pas à l’euphorie : «je suis plutôt en phase d’observation et dans un climat de prudence compte tenu des risques que recèle une collaboration en termes de rapatriements de technologies». Le CEO d’Abionic se montre certes «ouvert à une diversification de l’actionnariat de la société à des investisseurs chinois, mais en veillant à ne pas être contraint, à un moment donné, de transférer toutes nos activités en Chine».

Diagnostic immunologique le plus rapide

Abionic a créé la station de diagnostic immunologique la plus rapide au monde, sur la base d’une technologie nano-fluidique issue de l’EPFL et qui permet, à partir d’une petite goutte de sang, d’obtenir un résultat comparable à celui d’un laboratoire d’analyses, en cinq minutes au lieu de quelques heures. La plateforme technologique est potentiellement universelle. Abionic est donc fière d’avoir développé «le test de sepsis (septicémie) qui paraît le plus prometteur pour cette technologie «car il nous permet de nous positionner en phase de triage dans les services d’urgence des hôpitaux» explique le CEO. C’est que pour un patient qui souhaite se rendre à l’hôpital afin d’y être soigné, un médecin ne dispose pas aujourd’hui d’outils pour l’aider à décider d’emblée de lui administrer un antibiotique ou non. Alors que le système de diagnostic du sepsis mis au point par Abionic aiderait le médecin à prendre cette décision et d’en suivre les effets pour déterminer le bon moment pour mettre fin au traitement. Une technologie qui est appliquée avec succès aussi dans les tests d’allergie, réputés très difficiles à développer.

Il reste cependant à démontrer l’impact économique de l’adoption de cette technologie. Le test sepsis a passé avec succès les études de performances (correspondance avec les laboratoires d’analyse), il est marqué CE depuis le début de l’année et peut-être vendu en Europe; mais la pertinence clinique dans les services d’urgences hospitalières n’a pas encore été réalisée. Les hôpitaux ne sont donc pas encore tout à fait prêts à acquérir cet équipement, et attendent avec impatience que les avantages médico-économiques du produit soient démontrés sur plusieurs centaines de patients.

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Piotr Kaczor
AGEFI

 



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