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Un salon de Genève entre deux eaux
 
Le 12-06-2017
de MicroTech Industry® - News des expositions

Le salon professionnel de la haute précision (EPHJ) s’ouvre dans dix jours à Genève sur fond de baisse des exportations horlogères et de durcissement du Swiss made. Un rendez-vous déterminant pour la sous-traitance.

Pour la première fois depuis vingt mois, les livraisons de montres suisses à l’étranger avaient progressé de 7,5 % en mars. Un sursaut que le mois d’avril, en recul de 5,7 % en raison de fortes baisses sur Hong Kong (-16,8 %) et les États-Unis (-19 %), n’a pas confirmé. Sur les quatre premiers mois de l’année, cependant, la variation reste contenue à -3,6 %. Une tendance qui conforte la Fédération horlogère sur le scénario d’une « stabilisation en 2017 » avec des exportations ayant atteint le creux de la vague.

« Vers des jours meilleurs… »

En dépit de ce « contexte incertain », les organisateurs du salon de la haute précision (horlogerie, microtechniques et medtech), du 20 au 23 juin au Palexpo de Genève, annoncent plus de 800 exposants (16 pays) et 20 000 visiteurs professionnels. Chef de projet, Alexandre Catton positive : « En échangeant avec de nombreuses entreprises, certains signaux me laissent penser qu’on est peut-être arrivé au bout d’un cycle défavorable pour l’horlogerie, que les nouvelles exigences du Swiss made jouent en notre faveur et que l’on se dirige vers des jours meilleurs. »

Cet optimisme, qui vaudrait pour l’industrie suisse, est-il partagé par la sous-traitance française ? « Nous venons de vivre une crise très importante. Notre chiffre d’affaires avec l’horlogerie a plongé de 40 % en 2015 et 20 % en 2016 », souligne Denis Lyautey, dirigeant de Créatech, une société de 10 salariés à Besançon qui fabrique des composants d’habillage pour les montres.

Pionnier de la première édition du salon de Genève en 2002, il se prépare à y retourner pour la 12e fois avec un moral soutenu par un regain d’activité : « Depuis le début de l’année, j’ai l’impression que ça remonte. A fin mai, on était à plus 50 % par rapport à mai 2016. Honnêtement, on voit les choses plus sereinement que ces deux dernières années. »

L’horlogerie pèse pour 70 % du chiffre d’affaires de cette petite entreprise qui a compris l’intérêt de diversifier ses marchés. Depuis 2011, elle est certifiée pour le médical. Et depuis peu, pour l’aéronautique. Pas de chance, cette année, le salon du Bourget tombe en même temps que Genève. Denis Lyautey y fera quand même un saut en limitant les frais : « L’EPHJ, pour deux personnes tout compris, c’est déjà un billet de 8 000 €. »

Jean-Pierre MULOT
www.estrepublicain.fr

 



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