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«Dans le domaine de l’urologie, on a fait le tournant de la robotique»
 
Le 31-05-2019

Le robot da Vinci permet aux médecins des gestes très précis et aux patients de récupérer plus rapidement. Neuf appareils sont opérationnels en Suisse romande.

«Dans le domaine de l’urologie, on a maintenant clairement fait le tournant de la robotique», affirme le Dr Julien Schwartz. Le spécialiste lausannois a commencé en 2009 à utiliser le robot da Vinci – pour l’heure sans véritable concurrence, même s’il existe d’autres robots médicaux – aux Hôpitaux universitaires de Genève, pionniers en Suisse romande. On compte aujourd’hui neuf appareils sur le territoire romand: cinq à Genève, un à Nyon, deux à Lausanne (Clinique Cecil et Clinique de La Source, où le robot est aussi utilisé par le CHUV) et un en Valais.

«Les interventions en lien avec les cancers de la prostate et du rein, et désormais aussi très souvent de la vessie, sont aujourd’hui le plus fréquemment effectuées avec l’aide du robot da Vinci. De même, d’autres opérations non oncologiques, par exemple une descente de vessie ou des interventions sur l’uretère (ndlr: qui relie la vessie aux reins)», expliquent les Dr Laurence Bastien, Cédric Treuthardt et Julien Schwartz. Les trois urologues seront les orateurs de la prochaine conférence médicale organisée par «24 heures» et le groupe Hirslanden*.

«Des gestes plus ciblés»

Da Vinci n’est pas utilisé seulement en urologie. «Mais c’est dans la chirurgie de l’appareil urinaire que les avantages du robot ont été le plus clairement démontrés», affirment les spécialistes. Ils rappellent qu’il n’effectue pas l’intervention à la place du chirurgien, mais l’accompagne. «C’est un outil qui nous aide à effectuer des gestes plus ciblés. Nous pouvons opérer avec une grande précision, grâce à la vision en 3D et le guidage de nos mouvements par la machine et ses bras robotisés sur lesquels sont fixés les instruments chirurgicaux. Nous gagnons en dextérité. Mais les premiers bénéficiaires sont les patients, qui ont moins de douleurs postopératoires et récupèrent beaucoup plus vite.» La durée de l’intervention a aussi beaucoup diminué alors qu’elle était au début nettement plus longue que la chirurgie classique.

Sur le plan oncologique et fonctionnel, les deux approches ont les mêmes résultats. Elles sont également remboursées par l’assurance-maladie. Dans les deux cas, la prise en charge est personnalisée, chaque cas est évalué par une équipe pluridisciplinaire (tumor board), qui valide l’opération et le suivi postopératoire. «L’intervention avec le robot est plus chère, mais en contrepartie le patient reste moins longtemps hospitalisé», relèvent les médecins.

Aujourd’hui les jeunes médecins sont d’emblée formés en chirurgie robotique. Ils s’initient au maniement du robot avec des collègues expérimentés. L’entreprise américaine qui a mis au point la technologie (lire encadré) a développé avec les hôpitaux un programme qui aide les médecins à acquérir les compétences nécessaires. La firme gère aussi cinq centres de formation en Europe (deux en France, deux en Allemagne et un en Belgique).

24 Heures

 



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