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L’Idiap de Martigny, à la pointe dans la reconnaissance faciale
 
Le 06-02-2019

L’institut de recherche n’a pas d’équivalent en Suisse et collabore de près avec l’industrie

Moins connu du grand public que l’EPFL ou l’EPFZ, l’institut de recherche Idiap de Martigny est pourtant à la pointe dans le domaine de la biométrie. «Nous sommes le seul centre de recherche spécialisé dans ce domaine en Suisse, avec quatorze personnes dédiées à ce laboratoire», explique Sébastien Marcel, qui dirige cette équipe. L’institut de recherche Idiap participe à plusieurs projets de recherche européens et collabore avec la Darpa, l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense, qui avait notamment créé, aux Etats-Unis, Arpanet, l’ancêtre d’internet, mais aussi le système GPS.

Dans ses laboratoires, l’Idiap travaille sur plusieurs projets liés à la reconnaissance faciale. «L’un de nos doctorants crée par exemple un système pour reconnaître une même personne sur des images très différentes: une image tirée d’une caméra infrarouge, une autre créée à partir d’un portrait-robot, une troisième issue d’une photo… Nous allons aujourd’hui très loin dans la reconnaissance faciale, la technologie a beaucoup évolué ces dernières années», affirme Sébastien Marcel.

Masques en silicone

L’Idiap joue sur plusieurs tableaux. L’institut travaille sur des projets de recherche pour améliorer les systèmes actuels, mais aussi pour les déjouer. «Nous avons par exemple créé des masques en silicone pour tromper, avec succès, les caméras, poursuit le spécialiste. L’idée est de tester au maximum les systèmes actuels pour les rendre plus efficaces.» L’institut travaille aussi à diminuer le côté intrusif des caméras. «L’idée est que les systèmes informatiques stockent le moins d’informations possible, celles strictement nécessaires à une application bien précise, dit Sébastien Marcel. Ils ne devraient pas stocker l’image du visage en entier, mais une représentation sécurisée, pour éviter tout risque en cas de perte ou de vol de ces données biométriques.»

Loin d’être cantonné à la recherche académique, l’Idiap possède des liens étroits avec l’économie. Parmi les start-up issues de l’institut et de son équipe de recherche en biométrie figure entre autres KeyLemon, fondée en 2008, et spécialisée dans les technologies de reconnaissance faciale 3D pour smartphone. Il y a un an, ce spin-off de l’Idiap se faisait racheter par le groupe autrichien AMS, principal fabricant de capteurs 3D pour Apple.

Beaucoup à faire

Pour Sébastien Marcel, il reste encore beaucoup à faire dans le domaine de la reconnaissance faciale. «Il y a encore beaucoup d’erreurs, il demeure facile de cacher une partie de son visage pour ne pas être détecté et nous travaillons d’ailleurs sur ce thème… Même en Chine, où la technologie s’est développée via l’utilisation de bases de données gigantesques, une caméra a récemment pris une photo sur un bus pour une vraie personne…»

Anouch Seydtaghia

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