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Bossard déçoit sur neuf mois malgré un bond de la demande de Tesla
 
Le 11-10-2018

Les pleines capacités atteintes par certains clients en Europe ont freiné la croissance du spécialiste zougois des solutions d’assemblage industrielles.

C’est un tableau plutôt contrasté qui ressort des chiffres communiqués mercredi par le spécialiste zougois des systèmes d’assemblage et de fixation Bossard. Sur le plan géographique, l’accélération de la croissance à 14,8% (en monnaies locales) en Amérique au troisième trimestre, contre un rythme de 7,7% au premier semestre a été avant tout portée par la hausse de la production du fabricant de voitures électriques Tesla, et plus particulièrement pour son nouveau modèle 3. D’où sur les neuf premiers mois un chiffre d’affaires en progression de 9,5% en monnaies locales dans le Nouveau Monde (+8,2% en francs). L’évolution des affaires en Amérique tend d’ailleurs à refléter une plus grande dépendance à l’égard des gros clients (notamment John Deere au 1er semestre).

57% du chiffre d’affaires en Europe

En Europe en revanche, c’est un ralentissement de la croissance à 4% en monnaies locales (après un rythme de plus de 10% au premier semestre) qui a été communiqué par Bossard. D’où sur neuf mois un chiffre d’affaires en progression de 8,7% en Europe en monnaies locales et de 13% en francs. L’évolution des affaires en Europe est ressortie par conséquent nettement en dessous des attentes du marché. Bossard attribue ce ralentissement à trois facteurs principaux. En premier lieu au fait que certains clients opèrent déjà à pleines capacités, ce qui réduit le potentiel de croissance au-dessus la moyenne. Deuxième facteur: un effet de base induit par le niveau déjà élevé des affaires au troisième trimestre 2017. Enfin troisième facteur : le raffermissement du franc a pesé sur les ventes de juillet à septembre.

Sur les neuf premiers mois de l’année, l’Europe a ainsi généré 57% du chiffre d’affaires de Bossard et l’Amérique 28% alors que la part de l’Asie, où la situation s’est normalisée après plusieurs trimestres de croissance exceptionnelle, s’est élevée à 15% du total des ventes du groupe placé depuis 2005 sous la conduite opérationnelle, en tant que CEO, de David Dean (59 ans), diplômé de Harvard et de l’IMD.

Sur la base des indications de ses clients ainsi que des indicateurs d’achats (PMI), Bossard n’en anticipe pas moins une expansion économique continue sur ses marchés clés. Le groupe zougois avertit malgré tout que le niveau de la monnaie helvétique pénalisera encore la croissance en francs d’ici la fin de l’année. Il entrevoit par conséquent désormais un chiffre d’affaires annuel de 865 millions de francs sur l’ensemble de l’année 2018 (786,2 millions en 2017), alors qu’à la mi-août il avait rehaussé ses attentes de 850 millions (en avril) à 880 millions de francs. Ce qui implique un chiffre d’affaires en progression de 5% au quatrième trimestre, alors que le consensus anticipait une hausse de 11%.

chute du titre mercredi

Sur les neuf premiers mois de l'année 2018, le groupe zougois a enregistré une hausse de 11,8% de son chiffre d'affaires, à 589,7 millions de francs, qui est ressortie en-dessous des attentes du marché. Neutres sur le titre, la ZKB et Vontobel envisageaient mercredi de revoir légèrement à la baisse leurs estimations de bénéfices sur l’année. Au cours du premier semestre 2018, le bénéfice net de Bossard s’était établi à 49 millions de francs, en hausse de plus de 8% par rapport au premier semestre 2017 mais de 20,4% sur une basée épurée du produit d’une cession immobilière extraordinaire un an plus tôt. La sanction ne s’est pas fait attendre mercredi: le titre chutait de 10,8% à 162,10 francs mercredi à la mi-journée à Zurich, portant à près de 30% le recul essuyé par l’action depuis le début de l’année. Ce qui valorise la société à 1,07 milliard de francs.

Modèle 15-85

Les dirigeants de Bossard ont coutume d’illustrer le modèle d’affaires du groupe dans l’assemblage par la règle de l’iceberg 15-85: les pièces de fixation (vis, écrous, éléments d’assemblage et de manutention) ne représentent que 15% du coût total, Les 85 % restants revenant au développement, à l’approvisionnement, aux tests, aux inventaires, au montage et à la logistique où des économies de coûts substantielles peuvent être obtenues pour les clients, en sus de la plus-value apportée par les solutions logistiques et d’ingénierie délivrée par Bossard qui n’est pas un fabricant des éléments d’assemblage.

Piotr Kaczor
AGEFI

 



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