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1Drop Diagnostics permet d’effectuer des tests sanguins en quelques minutes
 
Le 15-11-2017

La solution de l’entreprise neuchâteloise permet le diagnostic de maladies en un temps record. Elle sera bientôt testée par les astronautes de la NASA.

1Drop Diagnostics a remporté la majorité des suffrages du public lors du concours de présentation des «7 start-ups les plus prometteuses de Suisse au coeur de Microcity-Neuchâtel».

Elle devance la chaux-de-fonnière Coat-X, experte dans l’encapsulation à couche mince et gagne un prix d’une valeur de 6000 francs de la part de Credit Suisse, pour l’accompagner dans la digitalisation de ses actions. L’événement - organisé par Credit Suisse et Swiss Startup Factory, en collaboration avec Neode et la chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie - s’est tenu à Microcity, l’antenne neuchâteloise de l’EPFL (lire L’Agefi du mardi 14 novembre).

Basée à Neuchâtel, la société développe un dispositif de diagnostic médical qui permet de faire des analyses de sang directement devant le patient, dans le bureau du médecin, les ambulances, les cliniques, les pharmacies, ou encore à la maison.

Vers une médecine personnalisée

«Nous voulons décentraliser le diagnostic médical qui se fait, actuellement, dans des laboratoires centralisés ou en hôpital», explique Luc Gervais, le fondateur et CEO. «Le but est ainsi d’obtenir une réponse immédiate, au lieu de devoir patienter plusieurs jours avant de recevoir les résultats des tests», ajoute-t-il.

«Notre démarche s’inscrit dans une optique de médecine personnalisée, qui permet de baser les traitements sur des diagnostics précis de la maladie et de la condition de santé du patient.» La médecine personnalisée s’impose, selon lui, comme la médecine du futur: «La médecine personnalisée possède de nombreux avantages. Grâce à la mise en place de traitements plus efficaces, on améliore le bien être des patients et on réduit les coûts, en rendant tout le système de santé plus efficace et moins faramineux.»

La société est née en 2012, suite aux résultats des recherches menées par son CEO. Ce dernier a travaillé, pendant plus de 10 ans, dans le domaine des diagnostics et des biosenseurs basés sur différentes nanotechnologies au Canada et en Suisse, notamment au centre de recherche d’IBM à Zurich. 1Drop Diagnostics compte aujourd’hui sept collaborateurs et possède une antenne à Boston (qui a été ouverte en 2014).

Si de nombreuses entreprises concurrentes existent à travers la planète, la jeune pousse neuchâteloise se différencie néanmoins par la facilité d’utilisation de la solution qu’elle développe.«On ne s’en rend pas forcément compte, mais une goutte de sang abrite des milliards de molécules. C’est une source incroyable d’informations», souligne Luc Gervais. «À partir d’une seule goutte – qui est ensuite déposée sur une puce jetable, elle-même insérée dans un lecteur – nous obtenons une réponse en seulement quelques minutes», détaille-t-il. «Les solutions développées par nos concurrents requièrent de nombreuses étapes supplémentaires. Ils vont, par exemple, prendre un échantillon à partir d’une ponction veineuse et le stocker dans des tubes de sang qu’ils doivent ensuite mélanger avec des réactifs, avant de finalement insérer le tout dans un dispositif spécifique pour obtenir le résultat final.»

Focus sur les maladies cardio-vasculaires

Pour le moment, 1Drop Diagnostics se focalise sur les maladies cardio-vasculaires – telles que les insuffisances cardiaques, l’infarctus du myocarde ou encore les embolies pulmonaires – mais la solution sera aussi étendue au diagnostic d’autres maladies.

La société a déjà levé 4 millions en fonds non dilutifs et va prochainement finaliser un tour de financement. Si le produit est toujours en cours de développement, 1Drop Diagnostics vise le marquage CE ainsi que l’approbation de la FDA (l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) dans les années à venir.

Collaboration avec la NASA

«Nous prévoyons de commercialiser notre solution fin 2018, d’abord en Europe et en Asie», annonce Luc Gervais. Parallèlement, l’entreprise a de nombreux partenariats, notamment avec l’Université de Harvard et Massachusetts General Hospital ou encore avec la NASA.

«Si tout se passe comme prévu, nous allons envoyer notre dispositif dans l’espace l’année prochaine pour qu’il soit utilisé en milieu d’apesanteur», explique-t-il. «Chaque fois qu’un test médical doit être effectué dans l’espace, les tubes de sang sont stockés dans un frigo en attendant qu’une fusée de ravitaillement vienne les récupérer afin de les ramener sur terre. Avant d’obtenir les résultats, il faut souvent attendre six mois. Grâce à notre test, cela prendrait seulement quelques minutes.»

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Leila Ueberschlag
AGEFI

 



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