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Bobst veut révolutionner l’impression digitale à l’échelle industrielle
 
Le 10-11-2017

Technologies. Ses prévisions de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel (EBIT) sont rehaussées pour 2017. Sa force d’innovation est grande.

L’industrie a besoin d’évolutions. Le groupe Bobst a la passion de l’innovation. Cette dernière n’a sans doute jamais été aussi puissante qu’aujourd’hui. En ayant créé Mouvent avec la start-up Radex, Bobst, qui détient 50,1% de Mouvent, a l’ambition de façonner le futur de l’impression digitale. C’est un défi considérable et un pari, mais Bobst peut et doit le relever. Jean-Pascal Bobst, CEO du groupe vaudois, a fait de l’expertise d’impression l’axe majeur de sa présentation aux investisseurs hier à Zurich, lors de la traditionnelle rencontre en novembre.

Bobst Group est l’un des premiers fournisseurs mondiaux d’équipements et de services destinés aux fabricants d’emballages et d’étiquettes des industries de la boîte pliante, du carton ondulé et des matériaux flexibles.

Mouvent dispose d’une ingénieuse technologie d’impression digitale ou numérique développée par Radex, reposant sur un cluster hautement intégré, qui représente un véritable bond en avant pour l’industrie. Avec son design compact et ingénieux, ce cluster forme la pièce maîtresse des nouvelles machines révolutionnaires développées par Mouvent pour différents marchés, tels que textile, étiquette, carton ondulé, emballage flexible et carton plat. Un objectif est d’abaisser le coût de production jet d’encre.

Gros potentiel avec le textile

La première machine lancée est une imprimante haute productivité novatrice pour textiles, qui utilise jusqu’à 8 couleurs. Toute une gamme de produits en cours devrait suivre. Le textile constitue un marché au potentiel énorme puisque seulement 3% des surfaces textiles (30 milliards de m2) recouvrent l’impression digitale. Mouvent peut atteindre son seuil de rentabilité à un horizon de 3 ans. La transformation numérique de Bobst doit faire de ce dernier un développeur et non un intégrateur, qui maîtrise les processus globaux d’impression digitale et élargisse son expertise en acquérant des petites entreprises expertes.

Bobst Group a rehaussé ses prévisions de chiffres d’affaires et de résultat opérationnel (EBIT) pour 2017. Il prévoit actuellement une croissance de son chiffre d’affaires de 4% à 6% par rapport à celui de 2016 qui était de 1,447 milliard de francs et une marge opérationnelle (EBIT) proche de l’objectif de moyen et long terme minimum de 8% du chiffre d’affaires, contre 7,2% en 2016. Le résultat net progressera également par rapport aux 84,3 millions de 2016, mais dans une moindre mesure que l’EBIT.

L’Europe se porte mieux

Ces attentes demeurent sujettes aux conditions de marché dans les différentes zones géographiques et aux fluctuations monétaires. Ces prévisions supposent un taux de change de 1,10 franc pour un euro et de 0,98 franc pour un dollar, ainsi que l’absence de récession. Bobst continue à contrôler ses coûts. Le rehaussement de ses prévisions pour 2017 signifie que le groupe vaudois, comme d’autres entreprises industrielles, connaît une accélération de la croissance au second semestre de cette année. L’Europe qui se porte mieux au plan économique explique l’accélération des affaires dans différents secteurs, notamment celui des machines pour le carton ondulé où plus aucune capacité n’est libre. L’Amérique du Nord y forme d’ailleurs un autre pilier solide de la demande, tandis que la Chine revient. En d’autres mots, ce secteur-ci se trouve en haut du cycle. 2018 s’annonce sous de bons auspices. Globalement, toute l’industrie de l’emballage se porte bien actuellement. Cependant, chaque cycle comporte des phases de repos et de respiration, il ne faut pas l’oublier.

Les objectifs financiers à moyen terme de Bobst sont un chiffre d’affaires de 1,4 à 1,5 milliard de francs, une marge EBIT d’au moins 8% ainsi qu’un rendement des capitaux employés (ROCE), avant impôts, d’au moins 15% (19,9% en 2016 et 16,0% en 2015). Le taux de distribution des bénéfices (payout ratio) doit se situer entre 30% et 50% et le ratio de fonds propres (equity ratio) entre 40% à 45%. La valeur boursière s’élève à 1,73 milliard de francs, soit un peu plus de 20 fois le cash-flow libre de 2016 et 2015 en moyenne . Ce qui peut paraître élevé.

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Philippe Rey

AGEFI

 



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