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La start-up vaudoise Lunaphore parée pour sa phase d’industrialisation
 
Le 10-10-2017

Biomédical. Après un deuxième tour de table à hauteur de 6 millions de francs, le prochain objectif est de débuter la commercialisation en 2019.

La jeune entreprise – basée à l’Innovation Park de l’EPFL – vient de finaliser une levée de fonds à hauteur de 6 millions de francs. Lunaphore a développé une machine qui permet d’identifier des marqueurs révélateurs du cancer, avec une analyse de quelques minutes.

Ce tour de table est une étape clé du développement de la start-up. L’équipe continue à grandir et dépassera bientôt les 20 collaborateurs permanents, contre une douzaine un an plus tôt. Déborah Heintze, cofondatrice et COO, nous parle de la suite de l’aventure.

Que va permettre cette deuxième levée de fonds?

Nous allons maintenant pouvoir lancer la phase d’industrialisation de notre prototype. Il y a notamment des tests cliniques à passer ainsi que le marquage CE pour les dispositifs de diagnostic in vitro. Nous visons fin 2018 pour notre prototype industrialisé et la commercialisation devrait se faire à partir de 2019. Notre but est d’amener notre machine dans les hôpitaux, mais il y aussi de l’intérêt du côté de la recherche et du secteur pharma.

Quels seront vos premiers clients?

Il y a énormément de compétition sur le marché du diagnostic dans les hôpitaux, avec la présence de grands groupes comme Roche. Nous allons d’abord viser le marché de niche que sont les analyses au cours d’une chirurgie. Notre machine en est capable car elle effectue un test en quelques minutes. Tandis que ce qui existe actuellement sur le marché le fait en trois à quatre heures. Les chirurgiens pourront notamment savoir tout de suite si la tumeur a été entièrement retirée. Et ainsi éviter de devoir opérer à nouveau le patient dans un deuxième temps.

Ce premier marché nous permettra de prouver l’efficacité de notre machine. D’après les tests que nous avons pu faire, elle est aussi plus précise car nous utilisons une méthode qui diminue drastiquement les erreurs. Avant de nous attaquer au reste du marché, il reste encore à développer le nombre de tests que nous pouvons effectuer en parallèle ainsi que le nombre de marqueurs identifiables. Nous savons que notre machine pourra le faire mais il ne faut pas oublier que nous en sommes au début.

Votre tour de table a-t-il été réalisé avec des fonds suisses?

Pour ces 6 millions de francs, tous les investisseurs ont un pied en Suisse. Je sais qu’il est difficile de trouver des fonds ici mais ça n’a jamais été un problème pour Lunaphore. Sur ce dernier tour, il y avait significativement plus d’argent sur la table. Nous avons donc pu sélectionner, ce qui n’est pas facile non plus. Mais c’est très important pour nous de garder un certain contrôle. Que les fonds soient suisses n’est pas un de nos critères principaux, ce n’est donc pas volontaire dans notre cas. Je trouve aussi intéressant de pouvoir travailler avec des investisseurs qui ont un important réseau à l’étranger.

Vous restez donc en Suisse?

Oui et nous voulons rester autour de Lausanne. Ce sont les ressources humaines qui nous motivent dans ce sens. Nous travaillons avec des personnes clés et c’est le plus important pour nous. La Suisse est très compétitive, en particulier dans le biomédical, et n’est pas moins performante que ce que j’ai vu à Boston ou à la Silicon Valley.

Nous voulons garder la production ici et en Europe. Il est par contre évident que nous aurons besoin d’entités sur place pour accéder à certains marchés. Je pense ici à l’Asie et en particulier la Corée du Sud où nous avons rencontré beaucoup d’intérêt.

Johan Friedli
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