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L.E.S.S. veut créer une usine et des centaines d’emplois
 
Le 08-09-2017

La société lausannoise, sacrée meilleure start-up romande au classement du Top100 2017, développe une technologie de fibres optiques qui intéresse les constructeurs automobiles. Elle affiche ses ambitions

Les phares des voitures pourraient d’ici à quatre ou cinq ans fonctionner grâce à la technologie de la start-up lausannoise L.E.S.S. (Light Efficient SystemS). Plusieurs constructeurs automobiles travaillent déjà avec cette société qui a été primée mercredi soir à Schlieren (ZH), à l’occasion du classement des jeunes pousses suisses Top100 2017, sélectionnées par 100 experts. L.E.S.S. s’est placée juste derrière la zurichoise AVA, qui commercialise des bracelets munis de capteurs pour déterminer les périodes de fertilité et juste devant la start-up lausannoise de 60 personnes Flyability, qui développe des drones sphériques, capables d’inspecter notamment des sites industriels.

L.E.S.S., qui compte 12 collaborateurs, s’était déjà placée sur le podium lors des éditions précédentes du Top100, arrivant en tête de classement en 2016 et 2015. «Nous essayons de nous détacher de cette image de start-up, tempère Yann Tissot, dont les ambitions se traduisent désormais en centaines de millions de francs de chiffre d’affaires. L’objectif est de faire entrer notre technologie dans des millions de modèles de série.»

Appel aux industriels et aux banques suisses

Yann Tissot ne cache pas son ambition de créer une usine dans la région, avec plusieurs centaines d’emplois à la clé. La société, qui avait levé 3 millions de francs il y a deux ans, cherche actuellement plusieurs dizaines de millions, auprès des banques, des fonds de capital-risque et des fonds industriels. «Aujourd’hui, construire une usine automatisée, c’est moins sexy que de développer une application que rachètera Google et cela demande un gros investissement en infrastructure. Pour pouvoir construire une usine en Suisse, ce qui est d’ailleurs notre souhait, nous avons besoin du support de fonds industriels et de banques suisses», explique Yann Tissot, qui travaille essentiellement avec des clients allemands. Sans financement helvétique, cette usine risque bel et bien de voir le jour chez nos voisins d’outre-Rhin.

Réduction de la consommation énergétique des phares des véhicules

Issue de l’EPFL et fondée en 2012, l’entreprise développe des fibres optiques spécifiques permettant de générer un nouveau type de lumière, une alternative aux LED. «La flexibilité de la fibre optique s’adapte aussi bien aux clignotants, aux freins qu’aux phares de jour, tout en remplissant les réglementations automobiles, précise le directeur de L.E.S.S. L’avantage de la technologie, c’est qu’elle est moins lourde que les éclairages conventionnels et permet de réduire la consommation énergétique des phares des véhicules d’environ 30%. Elle intéresse particulièrement les fabricants de véhicules électriques, dit Yann Tissot, qui espère également se profiler dans l’éclairage des voitures autonomes. Ces véhicules n’auront plus besoin de phare de projection mais auront toujours besoin d’être vus.»

Au dernier Salon de l’auto de Genève, Mercedes-AMG avait dévoilé la nouvelle GT Concept, un grand «coupé quatre portes» avec un système de phares inédit, baptisé «Nano Active Fiber Technology». La start-up lausannoise L.E.S.S. serait-elle à l’origine de cette technologie? Yann Tissot ne peut révéler le nom de ses clients, mais on devrait en savoir davantage dans une dizaine de jours au prochain salon automobile de Francfort IAA.

Ghislaine Bloch
LE TEMPS

 



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