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La météo, le faux problème du solaire
 
Le 17-05-2017

Contrairement à certaines idées reçues, l’ensoleillement en Suisse est suffisant pour que le photovoltaïque soit rentable

Fait-il assez beau pour le solaire en Suisse? La question revient régulièrement sur la table, sans doute à la faveur de la météo maussade. Légitime, elle suppose que l’ensoleillement moyen sous nos latitudes serait trop faible, trop irrégulier, pour assurer un approvisionnement énergétique digne de ce nom. Mais ce raisonnement simpliste ne résiste pas aux chiffres.

Lorsque le ciel se couvre, la quantité d’énergie reçue du soleil diminue de 50 à 90%. La météo n’est d’ailleurs pas le seul facteur: les aérosols présents dans l’atmosphère peuvent aussi dévier les rayons lumineux. En prenant les divers facteurs en compte, l’irradiation solaire incidente – autrement dit la quantité d’énergie solaire reçue sur une surface donnée – est comprise entre 1000 et 1500 kilowattheures par mètre carré par an en moyenne en Suisse romande. «Dans un scénario idéal où la totalité des toitures suisses bien exposées (130 km2) seraient équipées de panneaux solaires à rendement habituel de 18 à 20%, il serait possible de produire de 25 à 30 térawattheures par an, soit la moitié de la consommation annuelle suisse», affirme Christophe Ballif, professeur à l’EPFL, directeur du secteur photovoltaïque au Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) de Neuchâtel et membre du comité scientifique pour la stratégie énergétique 2050.

Les barrages contre les nuages

Et quand bien même les nuages joueraient les prolongations, «nous disposons en Suisse de nombreux barrages qui peuvent tout à fait compenser ces baisses d’ensoleillement. C’est un phénomène connu et parfaitement maîtrisé, notamment en Allemagne ou en Italie».

En outre, entre la Suisse et les pays du Maghreb ou du Golfe, l’irradiation solaire incidente ne varie «que» d’un facteur 1,5 à 2: pas de quoi créer des écarts importants. Il n’empêche, les idées reçues ont la vie dure. Comme celle qui veut que le coût global énergétique d’un panneau solaire n’est finalement jamais compensé par l’énergie qu’il produit. «Non seulement il l’est au bout d’un an et demi, mais la durée de vie de ces appareils a beaucoup évolué et atteint désormais les 30 à 40 ans. Il n’y a plus aucun obstacle technique à l’énergie solaire, et la Suisse est le pays idéal pour la développer», juge le chercheur.

LE TEMPS

 



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