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La start-up lausannoise Poken rachetée par un géant américain
 
Le 17-03-2017

Filiale du groupe Viad, le leader américain de l’évènementiel GES s’implante en Suisse via l’acquisition de la jeune pousse qui emploie 30 personnes.

Créée en 2007 à Lausanne, Poken a développé des badges intelligents, sans contact, qui permettent d’échanger des cartes de visites ou de se connecter à des terminaux web et autres media walls lors des grandes expositions commerciales. L’entreprise a acquis une vaste clientèle dans le monde, avec des partenariats avec des spécialistes comme Artexis Easyfairs avec laquelle elle participe à une centaine d’événements par an ou bien encore Reed Exhibitions.

C’est l’un de ces acteurs, l’américain GES filiale du groupe côté Viad Corp qui génère un chiffre d’affaires annuel d’un milliard de dollars dans l’organisation complète d’évènements, qui vient de se porter acquéreur de Poken pour un montant non communiqué. Au cœur de cette transaction, il y a la montée en puissance de l’évènementiel et en particulier des possibilités de personnaliser l’expérience de chaque visiteurs au travers d’un badge les connectant via la technologie NFC au monde digital. Par ailleurs la capacité pour les organisateurs de récupérer des données sur leurs visiteurs est toujours plus centrale.

Google Adwords de l’évènementiel

«La dimension statistique est effectivement très importante pour des organisateurs qui veulent savoir ce qui intéressent les visiteurs», confirme Stéphane Doutriaux le fondateur et CEO de Poken qu’il présente comme le «Google Adwords de l’évènementiel». GES poursuit ainsi le renforcement de son pôle d’ intelligence évènementiel après d’autres acquisitions comme celles de N200, Blitz et onPeak.

Stéphane Doutriaux va prendre lui le rôle de directeur commercial du groupe. Entre autres parce que les moyens de GES vont donner à Poken la capacité de réaliser certaines de ses ambitions limitées par sa taille. Présente à New York et à Sibiu en Roumanie, l’entreprise de 30 personnes ne va pas pour autant quitter sa base lausannoise. Au contraire, celle-ci est aussi le moyen pour GES de s’implanter en Suisse.

De quoi se demander si le rachat de start-up helvétiques présentées parfois comme une perte pour l’économie locale n’est pas en réalité un moyen privilégié de promotion économique exogène, afin d’amener des grands groupes à s’implanter ici. Le rachat de Lemoptix il y a deux ans avait ainsi facilité l’installation d’Intel dans l’Innovation Park de l’EPFL.

PAR FABRICE DELAYE
BILAN

 



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