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La digitalisation démy(s)tifiée: une journée de «workshops» à l’EPFL
 
Le 05-02-2019
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

8h30: j’arrive bien assez tôt ce samedi matin devant l’imposant bâtiment du Swiss Convention Center de l’EPFL. Captivé par l’idée de voir «en live» ce que les labos nous concoctent en matière d’IA, je me suis inscrit avec curiosité à cette journée d’ateliers prospectifs, dans le cadre des «Applied Machine Learning Days» du samedi 26 au mardi 29 janvier.

En ouverture et durant le weekend, deux journées entières de sessions interactives avec les meilleurs spécialistes du domaine, avant le cœur de la conférence lundi et mardi en présence de stars comme Garry Kasparov.

L’ambiance est caractéristique de ce type de conférences: une organisation bien rôdée dès l’entrée, un public post-académique, jeune et cosmopolite, habillé casual avec l’inévitable besace bien accrochée au dos. Sur l’application Whova qui sert de liant entre les participants, on annonce plus de 1600 inscrits.

Une fois enregistré et mon café bu en vitesse, me voilà dans l’une des nombreuses salles du sous-sol pour un premier atelier. Celui-ci est animé par trois associés de Visium, l’une des nombreuses startups du domaine actives sur le campus de l’EPFL. Avec aisance, ils nous présentent des applications concrètes de technologies telles l’analyse prédictive, la vision par ordinateur ou le traitement du langage naturel. Un exemple saisissant nous est proposé via une vidéo – qui a fait le buzz – montrant un vrai Barak Obama débitant des inepties! Autre exemple, le scannage de sa carte d’identité lors de l’ouverture d’un compte bancaire. Cette opération permet d’éviter la saisie fastidieuse de ses données personnelles pour un temps de saisie réduit au minimum.

Quelques recommandations et astuces plus tard, on termine la séance avec un exercice de groupe. Le mien est dédié au domaine de l’éducation: il s’agit d’imaginer comment améliorer l’expérience éducative des élèves d’un établissement scolaire. Vaste programme! Ensemble et «in english please», nous imaginons une solution d’IA dédiée au profilage des élèves. Cette application sera ainsi capable d’attribuer un élève à la classe la plus adaptée. Ceci en fonction de ses intérêts, de sa vidéo de présentation, de sa fréquentation des réseaux sociaux, mais aussi de ses résultats scolaires.

La pause de midi permet de se rendre compte de la diversité des participants. Je discute avec un jeune ingénieur milanais intéressé à prédire des pannes d’ascenseur. Puis je rencontre une jeune chimiste souhaitant optimiser des processus de fabrication. Par hasard, je mange à la même table qu’un expert de Google. De Zürich? Non, du siège de Mountain View dans la Silicon Valley... «Yes, first time in Switzerland. Where can I eat a good fondue tonight?» Je lui indique une bonne adresse à Lausanne, et c’est déjà l’heure de mon deuxième atelier.

Il est lui aussi consacré au domaine de l’éducation, avec un titre accrocheur: «Devrions-nous remplacer les enseignants par l’IA?

Si je devais ne retenir qu’une chose de cette journée, c’est la vidéo d’un professeur d’une soixantaine d’années donnant un cours de médecine. Elu par ses étudiants comme un enseignant remarquable présentant toutes les qualités du bon prof, il ne faisait qu’expliquer lentement, avec conviction et bienveillance, les arcanes du métabolisme veineux tout en dessinant avec application. Oui: avec des feutres de couleur et sur du papier! Un joli pied-de-nez au thème de la session!

Un bémol: j’attends encore naïvement la réponse à la question légitime qui m’a taraudé toute la journée: quid des questions éthiques? Sinon, ce séminaire m’a permis de constater que les applications pratiques et réelles de l’IA sont souvent bien moins futuristes qu’imaginées...

Patrick Joset

Groupe ABISSA


AGEFI

 



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