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L’Université de Genève lance une formation continue sur la blockchain
 
Le 12-10-2018
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

Début 2019, l’UNIGE lancera une formation continue (CAS) en Blockchain et DLT. Celle-ci s’adresse à des personnes qui ont déjà des connaissances en programmation informatique et qui veulent se spécialiser dans la programmation. Elle vaut 12 crédits européens ECTS.

Nombreux sont ceux qui pensent que la blockchain est une révolution technologique encore plus importante que celle du web et qu’elle va permettre la création de nouvelles applications décentralisées qui vont révolutionner des pans entiers de l’économie mondiale: du monde de la finance, aux assurances et supply chain.
Dans cet élan, de nouvelles formations commencent à voir le jour. Par exemple, Créa et WeCan.Fund se sont associés pour lancer deux cycles certifiant pour s’initier aux secrets de la blockchain, des cryptomonnaies et des ICOs. C’est le cas également pour les établissements académiques. L’Université de Genève (UNIGE) lance en effet dès janvier 2019, une formation continue (CAS) en Blockchain et DLT (Distributed Ledger Technology). Celle-ci, qui délivre un certificat de formation, vaut 12 crédits européens ECTS qui sont reconnus non seulement en Suisse mais aussi dans de nombreux pays dans le monde. Son prix est de 9850 francs.

Adressée aux programmeurs

La technologie des registres distribués, ou DLT, est un système numérique qui enregistre des transactions d'actifs et leurs détails dans plusieurs emplacements à la fois. Contrairement aux bases de données traditionnelles, la DLT ne dispose pas d'un dépôt de données de référence ni de fonction d'administration centralisée. La blockchain, qui regroupe les transactions sous forme de blocs liés les uns aux autres avant de les diffuser à tous les noeuds du réseau, est sans doute la technologie DLT la plus connue.

La formation, qui se déroule en 4 modules pendant environ 3 mois, enseigne principalement comme DLT, Ethereum, NEO et Hashgraph.

«Ethereum a été la première plateforme de développement d’applications décentralisées avec blockchain, explique Jean-Marc Seigneur, directeur de la formation continue. NEO est souvent appelé l’Ethereum chinois. Et ça sera la première plateforme enseignée car NEO utilise les mêmes langages et outils déjà connus par un grand nombre de développeurs à la différence d’Ethereum qui utilise de nouveaux langages et outils. Enfin, Hashgraph Hedera, est une DLT qui est beaucoup plus rapide qu’Ethereum mais qui n’est pas basée sur une blockchain mais un Directed Acyclic Graph (DAG) avec des propriétés de confiance décentralisée similaires.»

Au vue de la complexité et technicité de la matière, ce CAS de l’Université de Genève s’adresse avant tout à des personnes qui ont déjà des connaissances en programmation informatique et qui veulent se spécialiser dans la programmation avec blockchain et DLT. «Le développement d’applications décentralisées avec DLT est un domaine qui manque de personnes qualifiées partout dans le monde et spécialement à Genève où il y a une volonté politique de développement économique autour des fintechs, blockchains et autres Initial Coin Offerings (ICO).»

Le directeur de la formation continue s’attend donc à accueillir des programmeurs qui ont déjà de l’expérience ou des étudiants fraichement diplômés qui ont déjà suivi des cours de programmation. À savoir que chaque volée devrait avoir entre 10 et 30 participants.

Liens avec le monde professionnel

Les intervenants sont des experts du monde du la blockchain et des cryptomonnaies, issus aussi bien de l’état-de-l’art de la recherche que de la programmation pratique. La théorie des blockchain, autres DLT et cryptomonnaies est enseignée par des chercheurs académiques renommés, des aspects techniques aux aspects légaux, par exemple Dr. Jean-Marc Seigneur, avec plus de 100 publications sur la confiance décentralisée dont la résistance aux attaques Sybil, dangereuses pour les consensus ou Prof. Aline Darbellay de la Faculté de Droit au sujet des aspects juridiques des blockchains et cryptomonnaies. Des praticiens réputés comme l’avocat Maître Olivier Depierre de DLT Law, Jörn Erbguth ou Michael Herman, interviendront aussi.

À noter la présence de Vincent Pignon, conseiller en blockchain à l'Etat de Genève, dans le comité directeur de la formation continue.

En plus des 4 modules, la formation continue comprend également un travail de fin d’étude. Celui-ci consiste en la programmation d’un prototype d’une application décentralisée ou d’un système réalisé avec DLT ainsi que la rédaction d’un rapport et une présentation finale. «Ce travail de fin d’étude, qui correspond à environ 90 heures de travail personnel, peut être sponsorisé par une entreprise qui cherche à lance un projet avec DLT après accord entre le participant et l’entreprise. Dans ce cas, le participant peut soit déjà être employé par l’entreprise qui paie sa formation, soit l’entreprise contribue au paiement de sa formation et le participant s’engage à faire son travail de fin d’étude sur le sujet de l’entreprise.»

Sur son portail, la formation continue de l’UNIGE affiche pour l’instant l’entreprise Trecento qui recherche justement un programmeur blockchain sur le territoire de Genève.

Les inscriptions pour la formation continue sont ouvertes jusqu'au 25 novembre.

Matteo Ianni
AGEFI

 



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