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Le pôle high-tech Agora pour la lutte contre le cancer voit le jour
 
Le 04-10-2018
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

Le pôle high-tech Agora dédié à la recherche en oncologie a été inauguré mercredi à quelques pas du CHUV, à Lausanne. Intégralement financé par la Fondation ISREC, il va regrouper 300 chercheurs et cliniciens.

Réunir sous un même toit, médecins, biologistes, généticiens, immunologistes, bio informaticiens et bio ingénieurs pour la recherche sur le cancer. C’est l’important défi relevé par la Fondation ISREC avec l’inauguration aujourd'hui du pôle Agora niché au cœur de Lausanne, à quelques pas du CHUV. Ce nouveau bâtiment se veut comme avant-gardiste en tant que plateforme importante de collaborations inter cantonales et de recherche translationnelle sur le cancer. Il est en effet le fruit d’un partenariat entre le CHUV, l’Université de Lausanne, l’EPFL, le Ludwig Institute for Cancer Research, les Hôpitaux universitaires de Genève et l’Université de Genève.

Devenir un pôle mondial

Le bâtiment Agora rassemblera, de ce fait des scientifiques lausannois mais aussi genevois, et d’autres cantons. Car le pôle a été pensé pour s’imposer comme un véritable pôle mondial de recherche sur le cancer. Sa particularité: réunir chercheurs et médecins mais aussi patients dans un même lieu pour promouvoir la transversalité et nourrir le dialogue.

«Le pôle Agora est né de l’envie de disposer en Suisse romande d’un lieu qui s’inspire des grands centres d’oncologie américains, commente le Professeur Francis-Luc Perret, directeur de la Fondation ISREC. Ils sont souvent situés près des unités de soin et permettent un lien étroit entre clinique et recherche, puisque les médecins peuvent facilement aller de l’un à l’autre, sans perdre de temps». C’est ce qui explique pourquoi Agora a été construit au plus près du CHUV.

Pour ce qui est de sa capacité, le bâtiment accueille 300 chercheurs et cliniciens. «Ces spécialistes de la recherche sur le cancer sont issus pour la majorité d’entre eux des institutions partenaires. Leur mission sera de fédérer les efforts menés contre une maladie qui constitue l’un des problèmes majeurs de santé publique dans le monde. Cela participera à l’émergence de nouvelles thérapies mieux ciblées et plus efficaces. Cette mise en commun de compétences permettra une meilleure continuité entre la recherche et les soins afin que les patients bénéficient, plus systématiquement, des innovations diagnostiques et thérapeutiques.»

Le financement de cet immense centre de recherche a été assuré intégralement par la Fondation ISREC. Il s’élève à 80 millions de francs. «Ce partenariat entre des institutions collaborant étroitement depuis plusieurs années, contribuera à former la relève scientifique et clinique. Elle pourra ainsi profiter d’une infrastructure adaptée aux exigences les plus pointues de la médecine.»

Une architecture pour favoriser les interactions

Le bâtiment, d’une surface de 11.500 m2, est structuré en plusieurs zones interconnectées où seront traitées en priorité les thématiques suivantes : le mélanome, le glioblastome (la forme la plus mortelle du cancer du cerveau), les cancers du poumon, du sein, du pancréas et de la prostate, l’invasion et la métastatisation (l’étude de la migration des cellules malignes) et l’angiogenèse (un processus pathologique dans la croissance des tumeurs et le développement des métastases).

Les laboratoires et les bureaux se répartiront sur trois étages dans les parties supérieures du bâtiment. Les plates-formes technologiques telles que la cytométrie, l’histologie et l’imagerie occuperont un étage complet dans la partie inférieure du bâtiment.

Chacun des trois niveaux de laboratoires sera dévolu à une thématique particulière, à savoir respectivement l’étude des mécanismes de naissance et d’évolution de la maladie, la façon de la neutraliser en utilisant les approches les plus efficaces de la bioingénierie et de l’immunologie, ainsi que la mise en œuvre des technologies d’imagerie biomédicale combinant investigation, diagnostic et thérapie.

Autre éléments à souligner, Agora se veut ouvert au public. Ainsi, des endroits du centre seront accessibles au tout à chacun. Comme par exemple l’unique cafétéria du centre. «Nous avons voulu faire d’Agora un bel endroit, qui donne envie d’y entrer. L’architecture caractéristique du bâtiment favorise les interactions entre disciplines et chercheurs, ainsi que les échanges entre scientifiques confirmés et étudiants. Nous espérons en faire un lieu accueillant pour tous les publics».

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Matteo Ianni
AGEFI

 



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