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Un pas de plus vers le stockage de données sur un atome unique
 
Le 11-07-2018
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

Des physiciens de l'EPFL ont fait un pas de plus vers le stockage de données sur un atome unique. Ils ont utilisé la microscopie à effet tunnel à balayage pour tester avec succès la stabilité d'un aimant constitué d'un seul atome.

Malgré l'essor des lecteurs à semi-conducteurs, les dispositifs de stockage magnétique tels que les disques durs conventionnels et les bandes magnétiques sont encore très répandus. Comme nos besoins en stockage de données augmentent à un rythme de près de 15 millions de gigaoctets par jour, les scientifiques se tournent vers des dispositifs de stockage alternatifs.

Parmi ceux-ci se trouvent les aimants à atome unique: des supports de stockage constitués d'atomes individuels collés sur une surface, chaque atome pouvant stocker un seul bit de données qui peut être écrit et lu grâce à la mécanique quantique.

Les atomes étant suffisamment petits pour être regroupés en réseaux denses, les dispositifs de stockage à atome unique promettent des capacités de données gigantesques, a indiqué mardi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Cependant, bien qu'ils ne relèvent plus de la science-fiction, les aimants monoatomiques en sont encore au stade de la recherche fondamentale et doivent surmonter de nombreux obstacles majeurs avant de pouvoir être implantés dans des dispositifs commerciaux. L'EPFL a été un précurseur dans ce domaine, montrant notamment que les aimants à un seul atomne peuvent être utilisés pour lire et écrire des données.

"Coercivité record"

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Physical Review Letters, l'équipe de Fabian Natterer a utilisé la microscopie à effet tunnel pour démontrer la stabilité d'un aimant constitué d'un seul atome d'holmium, élément sur lequel les chercheurs travaillent depuis des années.

Les scientifiques ont exposé l'atome à des conditions extrêmes qui, normalement, démagnétisent les aimants à atome unique, tels que la température et des champs magnétiques élevés. Utilisant un microscope à effet tunnel, ils ont découvert que les atomes d'holmium pouvaient conserver leur aimantation dans un champ magnétique dépassant 8 teslas, ce qui est proche de la force des aimants du Grand collisionneur de hadrons au CERN.

Les auteurs décrivent cela comme une "coercivité record", terme qui décrit la capacité d'un aimant à résister à un champ magnétique externe sans être démagnétisé. Ils ont aussi montré qu'ils peuvent résister à des perturbations de température relativement élevées. Des chercheurs coréens ont également participé à ces travaux.

AGEFI

 



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