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Le 08-11-2017
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

CSEM. Bien positionné sur la gestion de l’énergie, la clé de tous les développements

«Le business est beaucoup plus complexe que la mesure des paramètres vitaux!» Le mot a été lancé depuis la salle, en conclusion d’un round de présentation sur les wearables, ces objets connectés qui occupent une place grandissante dans notre quotidien. Plus exactement, la réplique répondait à l’exposé du business modèle de Patrick Schoettker, médecin au CHUV de Lausanne, qui a créé sa propre start-up, Biospectal, dans le but de mener à la commercialisation un programme de développement conduit par le CSEM sur la mesure de la tension artérielle via la caméra des smartphones. Trivial? Pas vraiment si l’on pense que la technologie précédente n’avait pas évolué depuis plus d’un siècle: le stéthoscope a été inventé en 1905.

La remarque sortie du public n’en était pas moins pertinente et toutes les entreprises sont un jour ou l’autre confrontée à cette articulation cruciale: tenir une innovation et parvenir à la commercialiser soi-même. Une échéance qui tient le plus souvent du combat de David contre Goliath, surtout lorsque l’innovation est portée par une PME de rayonnement local, voire un spin-off ou une start-up, face à la grande industrie mondiale.

C’est toute l’histoire du CSEM qui est ainsi résumée, puisque le centre est précisément né d’une innovation que l’industrie locale n’a pas su produire: la montre à quartz, dont le modèle inaugural, la Beta 21, a été mis au point à Neuchâtel, avant que la technologie n’échappe aux fabricants suisses, devancés dans leurs efforts d’industrialisation, par les horlogers Japonais. On connait la suite. Il faudra plus de trente ans à l’industrie horlogère pour s’en remettre et il faudra la vision d’un Nicolas Hayek pour remettre la technologie au centre de la production de montres swiss made. Car, aujourd’hui encore, la Suisse exporte 5 fois plus de montres électroniques que de modèles mécaniques.

Dans le combat David contre Goliath, il arrive donc que le temps donne raison à David. Là encore, le CSEM trouve un miroir. En 50 ans (la Beta 21 vient de célébrer son jubilée), le petit centre de Neuchâtel est devenu un creuset de compétences reconnu dans le monde entier, sur des domaines d’excellence on ne peut plus dans l’air du temps: les objets connectés et le wearable. Une tendance forte à l’échelle mondiale où le CSEM peut jouer tous ses atouts: vocation de niche, soutien à l’industrie existante, et, pinacle du genre, une expertise hors pair de la gestion de l’énergie, à des niveaux qui confinent à l’infinitésimal. De quoi distinguer diamétralement le centre de Neuchâtel (qui est aussi présent à Alpnach, Landquart, Muttenz et Zurich) de la Silicon Valley américaine, qui s’est construite au contraire sur les très grands volumes et des conceptions où l’énergie n’était pas contingentée.

David Ruffieux, l’un des intervenants du CSEM, hier lors du «Business Day» de Lucerne, rappelle par exemple que le centre développe le «short range communication» depuis plus de 20 ans. L’expert souligne également que l’énergie reste la clé des wearables et que de sa gestion dépendra le véritable essor de la montre connectée, par exemple. La maîtrise des MEMS (microsystèmes électromécaniques) est portée maintenant à l’étape de la maîtrise des datas. A l’heure du big data façon Google, le CSEM travaille au contraire à filtrer les données à l’essentiel, avec des «systems on chip» capables de discerner ce qui doit être transmis de ce qui n’est pas essentiel. Une manière très sophistiquée de prolonger la durée d’utilisation des devices.

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Stéphane Gachet
AGEFI

 



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