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Une quarantaine d’entrepreneurs suisses présents en Israël dès lundi
 
Le 03-09-2018
de MicroTech Industry® - News des expositions

Sabrina Cohen Dumani, présidente de Nomads Foundation, catalyseur genevois de projets innovants, est présente au festival DLD de Tel-Aviv avec une délégation économique de 40 Suisses

Une quarantaine de participants, parmi lesquels des startupers, des chefs d’entreprises, des spécialistes de transfert de technologie, des membres des délégations économiques, participe au voyage organisé dès lundi par Nomads Foundation au Festival DLD de Tel-Aviv, qui signifie Digital, Life, Design.

Ce festival est le lieu des dernières tendances technologiques et permet la rencontre avec des responsables de multinationales en charge de l’innovation. Environ 8000 personnes participent à cette 9ème édition, avec plus de 200 délégations étrangères enregistrées.

De nombreuses conférences intéressantes avec des sujets spécifiques à Israël et la présence de leaders politiques, sociaux, économiques font partie des atouts de ce DLD, au cours duquel toute la ville de Tel Aviv est mobilisée: autorités publiques, acteurs privés, commerçants.

Catalyseur de projets innovants en Suisse, la fondation genevoise Nomads se fixe comme objectif d’inviter les acteurs locaux à s’approprier la révolution technologique avec l’ADN suisse.

La culture collaborative en Suisse

«L’atout de la Suisse est résolument sa culture collaborative à tous les niveaux et son système de formation professionnelle et continue. Israël peut inspirer par les conditions-cadre et par sa culture du risque, qui ont été clefs dans le développement fulgurant de ce que l’on appelle la «start-up nation», estime Sabrina Cohen Dumani, présidente de la fondation, qui organise sa cinquième délégation depuis la création de Nomads Foundation.

Au sein de cette délégation, les start-up qui ont été choisies sont très matures. En phase d’expansion, elles recherchent principalement des partenariats ou des clients et non des investisseurs.

«Les investisseurs israéliens investissent dans des start-up locales et non étrangères. La plupart des fonds sont américains ou chinois, ils sont présents sur place pour investir dans des start-up israéliennes prometteuses. Ce dont nos start-up suisses ont besoin viendra d’un changement drastique de conditions-cadre en Suisse», précise Sabrina Cohen Dumani, qui en appelle aux autorités cantonales pour établir de nouvelles conditions fiscales.
Elle estime que certaines pratiques cantonales sont contre-productives avec le développement d’un écosystème financier dans ce domaine très particulier des start-up.

«Le prélèvement de 1% sur le capital levé par le propriétaire de start-up est un non-sens absolu. Ce capital est virtuel, dans un marché à haut risque, il ne devrait pas être taxé», déplore la présidente de Nomads, qui cite l’avance sur ce point des cantons de Zurich et de Zoug sur les cantons de Genève et Vaud.

La fiscalité en Israël

Elle cite en exemple Israël, qui a développé très tôt les conditions-cadre pour attirer les investisseurs étrangers, en créant en 1992 le fonds Yozma (fonds de matching), selon lequel chaque franc investi est doublé par le gouvernement israélien et en ne taxant pas les gains en capital.

«Si Israël est exemplaire en ce qui concerne la fiscalité des start-up, le pays présente cependant un énorme défaut en raison d’une fiscalité largement défavorable pour les entreprises, qui se constituent par des fusions-acquisitions et restent en Israël. La formation est aussi un défi majeur, le personnel qualifié fait cruellement défaut dans certaines branches, comme le marketing et le graphic design, et ne pouvant compter sur un système d’apprentissage, les entreprises innovantes doivent alors former leur personnel elles-mêmes», regrette Sabrina Cohen Dumani.

Un pont pour les apprentissages académiques

Afin de créer des ponts entre Israël et la Suisse, la présidente de la Fondation Nomads souhaite lancer des apprentissages d’un niveau académiques en cyber sécurité et dans le data analytics. Elle espère aussi établir des échanges entre les entrepreneurs suisses et israéliens notamment avec le hub mobilité de la fondation lancé en février dernier et une fondation israélienne active dans le domaine des smart cities.

«Ce que j’ai retiré de mes voyage en Israël est une culture et un état d’esprit de kibboutz, qui pourrait aider les entrepreneurs suisses. Mon idée est vraiment de placer l’innovation au centre des démarches de formation, vitales pour le tissu économique composé à majorité de PME. Pour ce faire, nous travaillons de concert avec les formations professionnelles et les associations professionnelles, où la culture collaborative s’avère être très forte», s’enthousiasme Sabrina Cohen Dumani, qui rappelle qu’ils n’étaient que cinq lors du premier voyage au DLD en 2014.

La délégation comprendra des membres des autorités publiques, des start-up et une vingtaine de CEOs et administrateurs dans des domaines variés, tels que: technologies spatiales, produits et services clients et entreprises, éducation, organisations parapubliques et publiques, capital-risque, banque, incubateur d'entreprises, recherche médicale, presse, notamment.

Elsa Floret
AGEFI

 



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