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Des étudiants romands plongent dans l’industrie chinoise de l’électronique
 
Le 10-07-2018
de MicroTech Industry® - News des expositions

La quatrième édition du projet pédagogique China Hardware Innovation Camp emmène des jeunes à Shenzhen et Hong Kong.

Leur prototype sous le bras, 28 étudiants de différentes écoles romandes monteront dans un avion cet après-midi. Destination: la Chine. Participant au programme China Hardware Innovation Camp (CHIC), ils y finaliseront les objets connectés qu’ils ont préalablement imaginés. «Ils ne se rendent pas en Chine pour s’asseoir dans une salle de classe. Ils se rendront dans les usines, sur le terrain, dans la ville,... Ils seront immergés dans le marché de l’électronique. Ils visiteront des entreprises telles que Tencent et Huawei où ils examineront les lignes de production et mangeront à la cantine avec les 20.000 employés – au plus près du système de production. Ensuite, ils pitcheront leur projet devant des audiences locales», explique Marc Laperrouza, cofondateur du CHIC et chargé de cours à l’EPFL et à l’UNIL.

Première étape: Shenzhen, la grande Mecque de l’électronique. «L’objectif de cette partie du voyage est d’affiner le niveau de fonctionnalité des prototypes», dit Marc Laperrouza. La délégation s’installera pendant deux semaines au x.Factory, l’un des hubs de Shenzhen dédié au prototypage. Ensuite, les jeunes se rendront à Hong Kong pour étudier les aspects de commerce, de logistique et d’innovation du Delta de la Rivière des Perles. «Les projets sont conçus principalement avec les consommateurs européens en ligne de mire. Sur le terrain, les étudiants réinterpréteront leur objet selon la grille de lecture du marché chinois. Cela peut avoir un impact notable au niveau des fonctionnalités, du design et du modèle d’affaires».

Un crédo: l’interdisciplinarité

Ces étudiants ne partent pas les mains vides mais avec un premier prototype, plusieurs semaines de travail derrière eux et une équipe d’encadrement de six professeurs. Au début de l’aventure, ils ont été répartis en cinq équipes. Chacune s’est construite autour d’un objet connecté: un dispositif portable pour gérer les groupes d’enfants, un clavier intelligent, un appareil pour faire taire les distractions,...

Le cursus mélange des étudiants lausannois de l’ECAL, de l’EPFL et de l’UNIL; genevois de la HEAD, de l’HEPIA et de la HEG; et fribourgeois de la HEIA-FR et de la HEG-FR. Tous les groupes sont composés suivant le même schéma: trois ingénieurs, deux designers et d’un étudiant en gestion.

Cette interdisciplinarité fait la force du programme. Marius Aeberli, enseignant en interaction design à l’EPFL+ECAL Lab décrit: «Mettre ces différents types de profil ensemble permet de créer des projets novateurs et inattendus». René Beuchat, professeur d’ingénierie à l’EPFL et à l’HEPIA, ajoute: «Les étudiants des diverses filières doivent collaborer. Chacun a son propre langage et ses propres connaissances. Ils doivent d’abord s’apprivoiser et trouver un vocabulaire commun. Cela engendre parfois des quiproquos. Plus tard, ils rencontreront cette altérité au cours de leur carrière. Le programme les met dans de bonnes conditions pour l’avenir.» Marius Aeberli souligne: «Les équipes ont des approches et compétences différentes selon qu’elles viennent des universités ou des hautes écoles. Pourtant, elles suivent le même cheminement: elles rencontrent les mêmes problèmes et elles arrivent toutes à un produit abouti, – ou presque». Entièrement gratuit pour les étudiants, le CHIC est soutenu par le canton de Vaud, Swissnex China et toutes les institutions participantes.

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Sophie Marenne

AGEFI

 



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