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Dix start-up suisses spécialisées dans les sciences de la vie s’envolent pour Boston
 
Le 02-05-2018
de MicroTech Industry® - News des expositions


Innovation. Venturelab a sélectionné dix start-up prometteuses et leur propose fin mai une tournée d’investisseurs aux Etats-Unis. Portrait de ces dix sociétés d’avenir.

Alors qu’elles s’affrontent ce soir à l’EPFL dans le cadre de la Startup Champions Seed Night, 10 start-up investies dans les sciences de la vie se préparent à une semaine intensive de travail à Boston fin mai. Venturelab a sélectionné ses 10 «Venture Leaders Life Sciences» parmi 70 candidats avec comme objectif principal de les aider à se développer à l’international.

Au cours de la 17ème édition de cette tournée des investisseurs, les entrepreneurs vont pouvoir découvrir du 27 mai au 3 juin prochains toute une industrie locale entièrement dédiée aux sciences de la vie, la région de Boston étant considérée comme l’un des principaux centres mondiaux dans ce secteur. Ils vont rencontrer des start-up locales, des leaders d’opinion et des investisseurs. Ils vont découvrir un nouveau réseau et devoir se créer le leur.

Ils vont aussi pouvoir montrer que la Suisse est une terre très fertile en terme d’innovation dans le domaine des sciences de la vie.

Une semaine pour gagner en visibilité

Le programme Venture Leaders Life Sciences 2018 est organisé par Venturelab, plateforme qui développe et gère des programmes de soutien aux start-up suisses évoluant dans le high tech, en collaboration avec swissnex Boston, avec le soutien, entre autres, des cantons de Vaud et Zurich et de l’EPF Lausanne et de l’Université de Zurich. «L’idée est de permettre aux start-up de rencontrer les bons experts et, pour nous, de les soutenir au mieux» résume Charlotte Pichon, de Venturelab. Côté start-up, on attend beaucoup de cette semaine aux Etats-Unis. «Je considère Venture Leaders Boston 2018 comme une opportunité unique de développer la notoriété d’Aspivix et de traiter avec des investisseurs internationaux» se réjouit par exemple Mathieu Horras. «Etre Venture Leaders va nous permettre de renforcer notre réputation et d’engager des discussions auprès de clients qui évoluent parmi les grands groupes pharmaceutiques et chimiques» ajoute Matteo Cornaglia, de Nagi Bioscience. Cette semaine sera donc l’occasion d’interagir avec les bons partenaires et de gagner en visibilité et crédibilité. «Nous allons rencontrer des investisseurs et des start-up américaines, espère Daniela Marino (Cutiss), et pourquoi pas envisager de collaborer ensemble.»

Les participants estiment aussi que l’effet groupe peut leur apporter un plus, une petite communauté d’entrepreneurs pouvant déjà se créer au sein même du programme. «L’échange avec les autres entrepreneurs des start-up suisses sera également très enrichissant», confirme Adriano Garonna (EBA-Med).

Les dix entreprises sélectionnées évoluent dans le même secteur des sciences de la vie (voir portraits ci-dessous) et sont à des stades de développement similaires, «certains disposent de prototypes, d’autres ont réalisé des tests cliniques» illustre Charlotte Pichon. Ensemble, elles peuvent donc s’entre-aider pour espérer gagner au plus vite une envergure internationale.

Elthera développe un anticorps qui lutte contre des tumeurs

Elthera, fondée en 2016, développe un anticorps unique qui s’attaque à une nouvelle cible dans le traitement de plusieurs tumeurs malignes. Selon sa CEO, le Dr Anne Schmidt, la force de sa start-up est son équipe, experte en thérapie ciblée et très expérimentée. L’anticorps sélectionné a déjà démontré son efficacité chez l’animal. Les équipes d’Elthera travaillent actuellement sur la mise en place d’une étude préclinique chez l’homme afin, notamment, de tester l’innocuité de son produit. Elle envisage de poursuivre le développement de la molécule puis de transférer le projet à un partenaire pharmaceutique, probablement d’ici 2022. – (CL)

Aspivix propose une nouvelle génération de pinces

Aspivix conçoit une nouvelle génération de pinces utilisées en gynécologie. A usage unique, cette innovation permet aux interventions d’être moins douloureuses pour la patiente. Les risques de contamination sont aussi moins élevés. «Aspivix finalise son premier tour de table avec des investisseurs suisses, incluant, VC, Banque Cantonale et Business Angels», précise Mathieu Horras, une des trois co-fondateurs d’Aspivix. Ce tour de table permettra à la société de lancer des prototypes fonctionnels au 2e trimestre 2018 puis une première étude clinique. L’autorisation de mise sur les marchés européens est espérée pour le 3e trimestre 2019. – (CL)

Des thérapies innovantes basées sur l’ARN

La start-up propose des traitements basés sur un ARN (acides ribonucléiques) en cas de maladies cardiovasculaires, et notamment en cas d’insuffisance cardiaque. «Notre approche unique et ciblée vise directement le cœur» explique Samir Ounzain. Elle permet de gagner en efficacité tout en réduisant la toxicité des traitements actuels. «Notre développement R&D et notre business plan nous amène à 2020, précise le CEO. Nous souhaitons devenir la première entreprise leader mondiale dans les ARN non codants à long terme. Ces thérapies innovantes permettraient de suivre et traiter des millions de personnes à travers le monde.» – (CL)

Des fragments d’anticorps dans la lutte contre le cancer

CDR Life, basée à Zurich, produit des fragments d’anticorps thérapeutiques. «Les premières conclusions suggèrent que nos molécules ont un vrai potentiel pour obtenir de meilleurs résultats que les thérapies actuelles dans le myélome multiple» introduit Christian Leisner, CEO. Ce cancer est le troisième cancer du sang le plus fréquent. La start-up travaille aussi sur d’autres hémopathies qui pourraient elles aussi être efficacement traitées par des produits biologiques trispécifiques. «Nous espérons à Boston pouvoir sensibiliser les investisseurs et les sociétés pharmaceutiques du potentiel unique de nos nouvelles immunothérapies» conclut Christian Leisner. – (CL)

Des faisceaux de protons pour un traitement non-invasif

Basée à l’Innovation Park du Campus Biotech de Genève, au sein de l’incubateur Geneus, EBA-Med développe et commercialise un dispositif médical pour le traitement totalement non-invasif des arythmies cardiaques par des faisceaux de protons. Ces faisceaux permettent de traiter une zone malade précise tout en épargnant les tissus sains adjacents. «Notre prochaine grande étape est le développement d’un prototype de système de guidage du faisceau de protons pour pouvoir irradier une zone mobile telle que le cœur, de façon sûre et efficace, précise Adriano Garonna. Une fois le prototype testé, nous pourrons initier les tests cliniques.» – (CL)

Un cathéter innovant pour soigner les AVC

Artiria Medical évolue en neuroradiologie, une spécialité qui permet de traiter les victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC). Son premier produit s’apparente à un long fil, proche d’un cathéter, qui se déforme à la demande et permet d’accélérer la navigation dans les artères du cerveau pour soigner les AVC. «Nous sommes dans une phase de pré-industrialisation, précise Guillaume Petit-Pierre, son cofondateur. Notre prochain objectif est de valider notre système dans le cadre d’une étude in vivo.» La société pense déjà à l’élargissement de sa gamme et travaille notamment sur un cathéter qui permettrait le traitement des complications post-opératoires des AVC. – (CL)

Un dispositif automatisé pour améliorer les tests in-vivo

Nagi Bioscience développe une technologie permettant de limiter l’utilisation d’animaux pour les tests des entreprises pharmaceutiques et cosmétiques. La solution combine l’utilisation d’un organisme simple, un ver, avec une plateforme permettant sa manipulation et son analyse de façon automatisée et standardisée. «Notre produit comble le fossé entre les approches in vitro et in vivo, explique Matteo Cornaglia, il s’insère dans un marché estimé à plus de 3 milliards de francs.» Les premiers prototypes de la plateforme sont dans deux laboratoires de l’EPFL. Une seconde version de la plateforme, à visée industrielle, est en cours de développement. – (CL)

Des greffes de peau pour limiter les cicatrices

La société Cutiss développe des thérapies cutanées personnalisées pour des patients présentant des défauts de peau. A partir d’un morceau de peau saine prélevée sur un endroit discret du corps, Cutiss réussit à cultiver en peu de temps, et en quantité importante, de la nouvelle peau, saine et identique à la peau prélevée. Grâce à ces greffes de peau personnalisées, les patients souffrant de brûlures, de blessures ou de cicatrices peuvent voir leur qualité de vie améliorée. Le premier produit de Cutiss s’appelle denovoSkin. Développé au cours des 15 dernières années, il est maintenant en essais cliniques de phase 2. – (CL)

Des électrodes souples sans gel ni colle

Idun Technologies, basée à Zurich, évolue dans le secteur des biocapteurs. La start-up propose des électrodes innovantes, souples, élastiques et hautement conductrices. Elles permettent d’améliorer la surveillance des patients avec des ECG (électrocardiogramme), EEG (électroencéphalogramme) et EMG (électromyogramme, pour les nerfs et les muscles). Les enregistrements obtenus sont de qualité et les examens sont plus confortables. Avec une structure de surface unique et brevetée, ces électrodes fournissent des signaux de haute qualité et sont respectueuses de la peau. Elles sont sans colle et s’utilisent sans gel électrolytique. – (CL)

Un revêtement adapté pour limiter l’inconfort des prothèses

La start-up Swiss Motion Technologies de Renens (Vaud) innove dans le domaine des prothèses. Elle propose une solution de production complète de liner, sorte de manchon en silicone qui se place entre le membre amputé et la prothèse. Concrètement, la jambe ou le moignon du patient est scanné avec un équipement fourni par Swiss Motion puis un liner personnalisé est fabriqué. Grâce à ce revêtement adapté, les frottements au niveau de la prothèse, et donc les douleurs, sont réduits. Les personnes utilisant cette solution sur-mesure voit leur confort et leur quotidien amélioré. Le marché des prothèses dépasserait le milliard et demi de dollars par an. – (CL)

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Clémence Lamirand
AGEFI

 



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