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Les débuts prometteurs d'une «silicon valley» lémanique
 
Le 12-10-2009

La plateforme Alp ICT a présenté au salon Telecom le savoir-faire de la Suisse romande en matière de technologie de l'information et de la communication. Dans ce domaine très concurrentiel, la Suisse a de nombreuses cartes à jouer.

Il n'a pas la rutilance des pavillons asiatiques. Mais le stand de la «Geneva lake region » est tout de même l'un des plus imposants du salon Telecom, une foire commerciale et un forum mondial qui se réunit tous les 4 ans sous l'égide de l'Union internationale des télécommunications, une organisation de l'ONU basée à Genève.

Pour animer ce stand, la promotion économique des cantons romands s'est associée à Alp ICT, une plateforme sectorielle lancée en 2008 dédiée aux technologies de l'information et de la communication (TIC) qui regroupe les cantons francophones et celui de Berne avec le soutien du secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

«Notre objectif est de promouvoir et valoriser les acteurs du domaine et de les accompagner sur les marchés mondiaux, une ouverture au monde qui commence ici à World Telecom», précise Didier Mesnier, secrétaire général d'Alp ICT.

Des entreprises comme Swisscom, Hewlett Packard, Wisekey (société genevoise spécialisée dans la protection des données) y côtoient les Services industriels de Genève et voisinent avec des start-up comme CityOnline.ch (Fribourg), ID Quantique (Genève), Klewel (Valais), Sosoftware (Vaud) ou Sensometrix (Genève).

La plateforme présente aussi des centres de recherche comme le Icare Research Institute (Valais), le CERN (Genève), le CSEM (Neuchâtel) et l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Un pôle aux multiples compétences
Didier Mesnier souligne les atouts de sa plateforme: «Nous avons des instituts de recherche reconnus mondialement, des entreprises issues de ces instituts de recherche et des structures de soutien à la création d'entreprise que beaucoup de pays nous envient.»

Et le responsable de préciser: «Nous nous focalisons surtout sur des projets qui ont un potentiel de déploiement à l'international. Nous venons d'ailleurs de réaliser un voyage d'affaire en Corée du Sud en partenariat avec les Genevois de Lift, (l'une des principales conférences internationale sur les usages de l'Internet, NDLR). Ce qui a permis à la start-up Pixelus Entertainment (Genève) de signer un important accord avec AMD (fabricant américain de micro-processeur). Sa technologie va ainsi être intégrée aux microprocesseur AMD.»

Autre résultat tangible annoncé lors de Telecom: Sensometrix a signé un accord mondial avec le japonais Fujitsu, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de services informatiques.

La start-up genevoise créée en 2007 a mis au point un capteur identifiant les veines de la main. Grâce à l'algorithme qu'elle a développé, son capteur est plus rapide que la biométrie classique. Raison pour laquelle le groupe japonais a conclu un accord avec Sensometix.

Autre application qui intéresse les milieux financiers, la technologie développée par ID Quantique (Genève) dans le domaine de la cryptographie quantique. Le projet, placé sous l'égide de Swiss Quantum de l'Université de Genève, a pour but de pallier les faiblesses de la cryptographie conventionnelle.

De son coté, la société lausannoise Sosoftware a mis au point une solution pour téléphone mobile de convergence fixe à mobile. Cette application permet de réduire en moyenne de 60% l'ensemble des coûts, y compris de roaming.

Développer des applications
«Aujourd'hui, l'heure est aux applications pratiques des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Et que ce soit pour les entreprises ou les individus. Cette édition du salon Telecom reflète bien cette évolution», commente Carlo Lamprecht, ancien responsable de l'économie du canton de Genève.

La crise du crédit ne semble guère affecter les jeunes pousses technologiques du bassin lémanique. «Cette année, de nombreux projets ont trouvé des financements. Dès lors que le projet est pertinent, original et qu'il a un potentiel mondial, il est en mesure de trouver des financements locaux ou internationaux. Des financements que nous facilitons au travers de nos réseaux» assure en tous cas Didier Mesnier.

Pour se développer et s'imposer sur les marchés internationaux, la «silicon valley» lémanique bénéficie aussi d'un réseau de télécommunication en plein développement.

«La grande chance de la Suisse, c'est ses réseaux. Plus ils seront à la pointe de la technologie, plus la place suisse attirera des entreprises et sera capable d'innovation», souligne Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, le principal opérateur téléphonique de Suisse.

Fibre optique
Et de préciser: «L'une de nos grandes priorités est le développement des réseaux à fibre optique, un projet de plusieurs dizaines d'années, l'un des plus gros menés par Swisscom depuis sa naissance.»

Aujourd'hui, la fibre optique relaie les centraux téléphoniques de swisscom et les quartiers des grandes villes de Suisse. «Il s'agit maintenant d'amener ces réseaux chez les particuliers», précise Christian Neuhaus.

Qui conclut: «Pour surmonter un nouveau risque de monopole (un reproche souvent lancé à la face de swisscom, NDLR) nous posons d'office quatre fibres, l'une pour nous et les trois autres pour d'autres opérateurs. Une approche qui fait école dans l'Union européenne.»
Frédéric Burnand

swissinfo.ch

 



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