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La «drone valley» suisse, berceau de robots futuristes
 
Le 16-09-2019

Dans les laboratoires de l’EPFL et de l’EPFZ sont développées de nombreuses machines volantes de nouvelle génération. Voici quelques exemples à l’occasion des Drone Days qui se tiennent ce week-end à Lausanne

Google avait testé la livraison de burritos par drone sur un campus de Virginie. Ces samedi et dimanche, il sera possible de se faire livrer des glaces sur le site de l’EPFL, lors de ses journées portes ouvertes liées à son cinquantième anniversaire. «Nous avons signé un accord avec Unilever pour ces démonstrations. A première vue, cela peut sembler anecdotique. Mais grâce à ces tests, nous pouvons démontrer que nous sommes aussi capables de livrer des médicaments réfrigérés par drone», avance Dario Floreano, directeur du Laboratoire de systèmes intelligents de l’EPFL.

Les drones sont à l’honneur à l’école polytechnique, avec cette nouvelle édition des Drone Days, ouverts au public, qui se tiennent ce week-end. Vendredi, lors de l’Aviation Digital Transformation Forum qui se déroulait aussi à l’EPFL, plusieurs ingénieurs ont démontré la vitalité de la «drone valley» suisse. «Il existe aujourd’hui environ cent entreprises spécialisées dans les drones dans le pays, dont une vingtaine dans le canton de Vaud, qui ont permis de créer mille emplois. A elles seules, Sensefly, Flyability, Gamaya et Pix4D comptent au total 400 collaborateurs», se félicite Raphaël Conz, chef de l’unité Entreprises au Service de la promotion de l’économie et de l’innovation du canton de Vaud.

Voler comme un oiseau
Et c’est dans les laboratoires de l’EPFL, mais aussi de l’EPFZ, que se développent les start-up de demain. Dario Floreano et son équipe conçoivent actuellement des drones capables de voler comme des oiseaux: en bougeant leurs ailes et en s’aidant de leur queue pour voler. «L’idée, c’est de s’inspirer des animaux, explique-t-il. Nous avons aujourd’hui des drones à aile fixe capables de voler sur de longue distance, mais peu agiles pour décoller et atterrir. Quant aux quadricoptères, leur autonomie est faible.» Dario Floreano a ainsi montré vendredi une vidéo de l’un de ces drones, capable de changer brusquement de direction en bougeant ses ailes.

La start-up du professeur, Dronistics, progresse elle aussi. Sa machine entoure un paquet à livrer, ce qui doit assurer la remise du colis sans risque. «Nous venons de réaliser des tests très prometteurs en République dominicaine pour livrer des médicaments», poursuit Dario Floreano. Dronistics veut ainsi directement concurrencer Google et Amazon pour des livraisons en mains propres.

Le professeur a aussi montré comment deux minuscules drones – l’un se posant au bas d’une porte, l’autre atterrissant près de la poignée – étaient capables de collaborer pour entrer dans une pièce fermée à clé…


Peinture et forage
A l’EPFZ aussi, des progrès sont réalisés. Le professeur Roland Siegwart a montré vendredi comment des drones sont capables de remplacer des humains pour des tâches dangereuses. «Les drones sont utiles pour des missions d’inspection dans des usines ou autour de grandes infrastructures tels des ponts. Mais ils peuvent aussi faire nettement plus.» Les équipes de Roland Siegwart ont ainsi conçu des machines capables de peindre, en vol, des façades entières de bâtiments – et sans que cette action perturbe leur vol. A terme, ces machines devraient aussi pouvoir effectuer des forages, par exemple pour prélever des échantillons.

Toujours à l’EPFZ, le professeur Davide Scaramuzza travaille quant à lui sur l’amélioration des capteurs de drones, notamment les caméras. Son but: que le drone puisse, sans utiliser un GPS, se repérer dans un environnement inconnu pour atteindre un objectif. Les premiers tests sont prometteurs: un drone a pu trouver non seulement un bâtiment, mais en plus en faire le tour, repérer une entrée pour enfin se poser sur sa cible. «Notre but, c’est qu’un drone soit totalement autonome pour participer seul à des courses à près de 180 kilomètres heure, sans pilotage humain», conclut le professeur.

Le Temps

 



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