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Le robot Pepper : ce que les Suisses en pensent
 
Le 19-02-2019

Le Syndicat suisse des employés vient de célébrer ses cent ans. Il a admis à cette occasion un robot Pepper comme membre syndiqué. Un sondage sur l’acceptation des robots a aussi été réalisé sur l’ensemble de la Suisse.

Oui, c’est à la fois très symbolique et instructif. Le robot Pepper est inspiré du légendaire Sergent Poivre. Sergent Pepper pour les Beatles des années 1960. C’est un joli et sympathique robot japonais d’intendance, vendu aux entreprises pour 20 000 francs. Il vous assure l’accueil, accompagne les visiteurs, leur fait la conversation, fait du service et règle toutes sortes de petits problèmes.

Dit comme cela, on comprend bien que Pepper était voué à se syndiquer comme ses collègues humains.

Oui, Employés Suisse est un syndicat du tertiaire, comme il se définit lui-même. C’est cette catégorie socio-professionnelle qui se sent la plus menacée aujourd’hui par la robotique. Employés Suisse a voulu signifier que ses membres étaient prêts à voir aussi le bon côté des choses. La robotique est peut-être une bonne occasion de revaloriser certains métiers.

Est-ce que Pepper a payé sa cotisation ?

A vrai dire non, le syndicat lui a offert son affiliation. En fait, le geste est aussi destiné à démythifier la vague robotique qui va s’amplifier dans les services. Les robots que l’on attend ne sont de loin pas tous humanoïdes comme Pepper, avec une tête, des bras et des jambes. Ce sont en général des systèmes numériques invisibles. Et ils sont déjà bien là.

Les rames du métro de Lausanne sans conducteur sont en quelque sorte déjà pilotées par des robots. Les Lausannois ne s’en rendent même plus compte. Mais les Suisses sont moins d’un tiers à accepter que des bus pourraient un jour ne plus être conduits par un être humain.

Alors justement, que dit le grand sondage commandé par Employés Suisse ?

Les Suisses sont en fait loin d’être réfractaires aux robots. Y compris comme collègues ou aides de ménage. Ils sont d’accord d’être distraits par les algorithmes de la robotique, ok. Accompagnés pourquoi pas. Voire conseillés, mais il faudra encore du temps pour que la confiance s’installe.

En revanche, les Suisses ne veulent pas être commandés par des robots. C’est l’unanimité. 99 personnes interrogées sur 100 l’affirment. Certaines devront peut-être bientôt se raviser, parce que les machines apprenantes ne sont déjà plus seulement des aides à la décision. Il leur arrive de décider toutes seules.

Et travailler en équipe avec des robots ?

Ah non. A peine plus 15% des Suisses sont près à le faire. Alors que c’est déjà une réalité dans certains domaines. Là encore, on a l’impression que la forme humaine des robots représente un obstacle en soi. Or elle n’est que rarement nécessaire.

Près de 70% des moins de 35 ans pensent même que les robots doivent être programmés pour avoir des comportements moraux. On a de la peine à croire qu’ils seraient aussi rigoristes si les robots auxquels ils pensent n’étaient pas affublés d’une silhouette humaine. Pour amuser la galerie, en plus.

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