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Lunaphore commercialise son premier produit sur le marché européen
 
Le 09-02-2019

Lunaphore, scale-up de l'EPFL qui développe un dispositif innovant de diagnostic des tissus, principalement pour l’analyse de tumeurs, arrive en Europe. L’entreprise lance son produit –baptisé LabSat– destiné aux applications de recherche sur le marché. Ses principaux clients sont les laboratoires de recherche.

Lunaphore, scale-up créée en 2014 et basée à l’Innovation Park de l’EPFL, se lance sur le marché européen. La start-up s’illustre dans la lutte contre le cancer et plus spécifiquement dans l’immunohistochimie, soit la partie détection et diagnostic de la maladie. L’innovation technologique de Lunaphore résulte dans sa performance d’exécution. Son dispositif permet en effet de réaliser une telle analyse en quelques minutes comparée à plusieurs heures pour les standards actuels et les résultats obtenus sont aussi précis que les méthodes utilisées dans les laboratoires de pathologie traditionnels. Une véritable prouesse dans le monde du diagnostic.

LabSat Research comme première étape

La jeune entreprise annonce jeudi que son premier produit, baptisé LabSat Research, est maintenant disponible pour commercialisation. LabSat est en fait un système automatisé d'administration de réactifs à une seule lame qui effectue des tests immunohistochimiques (IHC) sur des échantillons de tissus en 10 à 30 minutes. Les performances de vitesse de pointe du dispositif sont obtenues grâce à un nouveau processeur de tissus microfluidiques qui est au cœur de l'innovation de Lunaphore. Cette technologie brevetée permet une coloration tissulaire de haute précision, avec une réduction drastique des temps d'incubation des réactifs.

«Ce tout premier produit vise à mettre notre technologie révolutionnaire dans les mains de nos clients, explique le CEO Ata Tuna Ciftlik. Nous pensons que sa précision et sa rapidité ouvriront une multitude de possibilités de coloration pour les utilisateurs.

Dans son processus de croissance, Lunaphore a également en ligne les États-Unis. La scale-up de l’EPFL veut en effet y mettre un pied pour commercialiser son produit LabSat pour 2020.

«En parallèle, nous travaillons sur les prochaines versions du produit pour répondre aux besoins des clients avec de plus grandes exigences d’automatisation ainsi qu’une plus large gamme d’applications.»

Dispositif de diagnostic in vitro

Dans cet élan, l'entreprise vaudoise se lance dans le développement d’un dispositif de diagnostic in vitro, dont le lancement est prévu pour cette année. La jeune entreprise s’adresse en effet à deux secteurs d’activités : la recherche pure et dure (avec LabSat Reasearch), et le secteur du diagnostic médical in vitro.

Si Lunaphore intéressait les laboratoires de recherche, désormais, avec le développement de ce nouveau dispositif, la jeune entreprise souhaite approcher les départements de pathologie des hôpitaux.

«Concrètement, ce dispositif permettra à un praticien ou à un médecin de poser un diagnostic médical, à partir d'un échantillon de tissu prélevé sur le corps du patient durant une opération», explique Déborah Heintze, co-fondatrice et COO de Lunaphore.

Baptisé «LabSat Frozen», – en référence aux coupes de tissu congelées destinés au diagnostic – ce nouveau produit sera sur le marché pour fin 2019. Lunaphore doit ainsi d’abord obtenir le marquage CE avant de le commercialiser en Europe.

Importante levée de fonds pour 2019

2018 a été une année importante pour Lunaphore. La scale-up de l’EPFL a signé des collaborations avec le géant américain PerkinElmer, Inc. ainsi que la société de recherche biomédicale Vitro. Ces deux dernières ont su reconnaître le potentiel de la technologie développée par la start-up pour révolutionner le diagnostic tissulaire.

Au cours des deux dernières années, Lunaphore est parvenue à lever des fonds pour 11,3 millions de francs. Pour 2019, une nouvelle augmentation de capital attend la start-up. Celle-ci se veut bien plus importante que les précédentes, puisqu’elle vise à lever une grande série C de financement (plus de 20 millions de francs). Cette somme servira au développement de ce nouveau dispositif in vitro, mais également pour soutenir la commercialisation de LabSat, en Europe dans un premier temps, et pour ensuite pénétrer les États-Unis.

Le marché du d’immunohistochimie est estimé à 4 milliards et croît rapidement. Avec son produit LabSat, Lunaphore cible le marché niche de coupes congelées (beaucoup plus petit). La machine s’adresse en effet principalement aux tests d’immunohistochimie intra-opératoires. Un nouveau marché dans lequel Lunaphore veut se positionner en tant que pionnier. «Cela nous met dans une bonne position en tant que fournisseur de technologie» estime Déborah Heintze.

Matteo Ianni

AGEFI

 



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