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Neuf pépites suisses dans le top 50 européen
 
Le 05-02-2019

La Suisse se place sur la deuxième marche du podium du Tech Tour Growth 50, juste derrière l’Allemagne, avec neuf super scale-up sur son territoire: un record pour le pays.

Record battu pour la Suisse cette année: neuf sociétés helvétiques font partie des 50 entreprises les plus dynamiques d’Europe, selon le rapport Tech Tour Growth 50, dévoilé ce mardi. Cette étude est publiée par la plateforme internationale de réseautage pour sociétés high-tech en quête d'investissements, Tech Tour. Elle référence les noms des compagnies les plus susceptibles de devenir des licornes à l’avenir, c’est-à-dire des entreprises actives dans l’univers high-tech dont la valorisation boursière est supérieure au milliard de dollars.

En 2018, la Suisse ne comptait que quatre sociétés dans ce classement: Ava, Beqom, Goodata et Sophia Genetics. En 2017, elle n’en dénombrait qu’une seule: Sophia Genetics, déjà elle. «Ce sont de futures licornes européennes, les sociétés qui offrent le plus de promesses d’un impact mondial», commente William Stevens, cofondateur et CEO de l’organisme Tech Tour.

Véritable vivier de scale-up

Seule l’Allemagne devance la Confédération helvétique, avec treize firmes à croissance rapide recensées. Dans le sillage direct de la Suisse, on retrouve la France et ses huit pépites; puis la Suède et le Royaume-Uni, comptant quatre scale-up chacune. La place de la Grande-Bretagne est d’ailleurs la principale surprise de ce catalogue 2019, car son nombre de jeunes pousses novatrices, qui s’établissait à seize l’an dernier, a spectaculairement chuté.

L’ampleur de l’innovation déployée en Suisse par les jeunes pousses novatrices est remarquable: de la cartographie du génome par l’intelligence artificielle de Sophia Genetics, à l’utilisation de la réalité augmentée pour réinventer la chaîne logistique de Scandit, au bracelet de fertilité fonctionnant grâce au Big Data d’Ava.

Plus de 300 entreprises sur la ligne de départ

Les scale-up helvétiques listées dans le Tech Tour Growth 50 sont plutôt jeunes: leur année moyenne de fondation est 2012, par rapport à 2010 pour l'ensemble européen. Elles ont par ailleurs récolté autour des 61 millions de dollars, contre 72 millions en moyenne.

C’est la 5e année consécutive que l’organisme Tech Tour produit cet inventaire. Au total, 312 compagnies européennes ont préalablement été sélectionnées. Les critères: une activité dans les technologies, un chiffre d’affaires qui croît de 50% par an et une valorisation à hauteur de 100 millions à un milliard de dollars.

Ensuite, un comité composé de 21 gestionnaires de fonds de capital-risque et de croissance dont Swisscom Ventures, Endeavor Vision, Accel, TA Associates et Summit Partners, a jugé ce panel de firmes au regard de leur réalisation, impact et dynamisme, pour en élire les 50 les plus prometteuses. «Nous avons combiné la rigueur quantitative d’une analyse de données publiques – évaluation, croissance des ventes et financement – complétée par la profonde expertise du marché des membres du comité», explique Falk Müller-Veerse, associé chez Bryan Garnier & Co et président de ce jury.

Un sommet rassemblera les CEO de ces 50 sociétés innovantes, les 28 et 29 mars. Cet évènement, annuel nommé Tech Tour Growth Forum, se déroulera à Genève.

La cyber-sécurité nouvelle génération avec Acronis

Fondé à Singapour en 2003 par l’homme d’affaires russe Serguei Beloussov, le fournisseur de logiciels Acronis a installé son siège social à Schaffhouse en 2008. L’entreprise offre des solutions de sauvegarde, d’anti-ransomware, de récupération d’urgence, de stockage, de synchronisation et de partage de fichiers d’entreprise, à un coût abordable. Intelligence artificielle, authentification via la blockchain, architecture hybride sur site et dans le cloud sont autant de technologies que cette multinationale maîtrise pour protéger les données de ses cinq millions de clients privés et de ses 500.000 clients B2B. Avec son millier d’employés et ses bureaux dans 18 pays, la société déploie ses activités à travers 145 pays, dans plus de vingt langues différentes.

Le bracelet bardé de capteurs d’Ava est un coach de fertilité

Un bracelet à senseur de fertilité: voici le produit tout à fait innovant développé par la jeune pousse zurichoise Ava. Ce dispositif médical portable s’appuie sur une approche Big Data pour monitorer la fécondité d’une femme, analyser son cycle menstruel et l’assister dans son projet de procréation. En résumé, il mesure neuf paramètres physiologiques durant son sommeil et, sur la base de ces données, il indique à sa porteuse sa période de fertilité avec une précision de 89%. Simple et peu contraignante, la méthode diviserait par deux le temps nécessaire pour tomber enceinte. Née en 2014, la medtech commercialise son «Fitbit de la fertilité» dans 33 pays. Elle emploie aujourd’hui 80 collaborateurs, en Suisse, aux Etats-Unis et à Hong Kong.

L’éditeur Beqom, chef d’orchestre de la rémunération

En 2009, un groupe d’employés de SAP lance leur propre projet pour combler une faille du célèbre logiciel: l’absence d’automatisation de la procédure de rémunération. L’entreprise nyonnaise offre aujourd’hui une solution inédite, conçue pour traiter tous les aspects de la rémunération. Basée sur le cloud, elle est modulable en fonction des différentes régulations internationales. Son marché: les multinationales. Aujourd'hui, Beqom gère la paye de plus de 120 grandes entreprises dans le monde, soit les salaires de près de trois millions d’utilisateurs. Des compagnies telles que Microsoft, ExxonMobil, Vodafone, Pepsico ou encore Swisscom font confiance au fournisseur vaudois qui emploie 150 personnes dont une cinquantaine à Nyon.

Une montre de seconde main au poignet avec le portail Chronex

Derrière le nom Chronext, 130 employés œuvrent pour faire tourner un portail en ligne d’achat, de vente et d’entretien de montres de luxe. Plus de 31.000 garde-temps sont disponibles sur cette plateforme, fondée à Zoug par les deux jeunes entrepreneurs allemands, Philipp Man et Ludwig Wurlitzer. Leur objectif: rendre l'expérience d'acquisition de ces accessoires haut de gamme plus simple et plus sécurisée. Chaque montre passant entre les mains de Chronext est inspectée par les 18 horlogers de l’entreprise et doit réussir un test d’authenticité et de fonctionnalité. La société prélève une commission allant de 13 à 30%. Cette politique permet à la compagnie d’offrir une garantie de deux ans sur chaque pièce vendue.

Coople, l’immense plateforme d’emplois à la demande

En 2009, Viktor Calabrò créé la société de recrutement en ligne Coople, anciennement dénommée Staff Finder. Accessible 24h/24, ce portail web permet aux sociétés de trouver une main-d’œuvre flexible et compétente, pour effectuer des missions temporaires d’une durée d’une heure à plusieurs mois. L’embauche d’un candidat en un simple clic, en somme, sur la base d’un algorithme qui couple le chercheur d’emploi à une entreprise en fonction de son expérience, de sa situation géographique et de sa disponibilité. D’une taille de 120 collaborateurs, Coople dispose de bureaux à Zurich et Londres. Plus de 310.000 employés sont inscrits sur ce portail, en Suisse et en Grande-Bretagne. De l’autre côté du système, 15.000 employeurs y sont enregistrés.

Le drone de Flyability décolle vers un triomphe mondial

La recette du succès de la société vaudoise Flyability: un drone protégé par une cage en carbone qui lui permet de résister à toute collision et de ne présenter aucun danger pour les êtres humains. Depuis ses débuts en 2014, Flyability a livré entre 500 et 1000 exemplaires de son robot volant, à environ 300 clients sur tous les continents. Pesant 750 grammes, cet appareil très fiable est destiné à une clientèle industrielle pour effectuer des missions telles que l’inspection de mines, le contrôle de centrales nucléaires ou la surveillance de sites chimiques. Doté d’une caméra visuelle et d’une caméra thermique, il coûte 25.000 francs, formations comprises. Pour le concevoir et le produire, la scale-up lausannoise dispose d’un effectif de 75 collaborateurs.

Des postes de travail optimisés par l’éditeur Nexthink

Fondée en 2004 par Pedro Bados, à Lausanne, Nexthink est née d’un projet de recherche en intelligence artificielle mené à l’EPFL. L’entreprise a, en ligne de mire, le statut de leader sur le marché des logiciels de gestion de l’expérience digitale pour sociétés. Grâce à des capteurs installés dans les smartphones et les postes de travail des collaborateurs ainsi qu’à une plateforme d'analyse informatique, elle permet à ses clients B2B de gérer leur problème au niveau de la cyber-sécurité, mais aussi de leur performance. Ses bureaux de Boston et Lausanne abritent, ensemble, 400 collaborateurs. Au total, elle dénombre plus de 900 clients à travers le globe dont des références comme Adobe, BlackRock, Commerzbank, Safran, Tiffany ou Western Union.

Scandit, le lecteur tout-terrain par capture numérique

Grandissant entre Zurich, Boston, Londres, Varsovie et San Francisco, l’entreprise Scandit revisite la lecture d’informations via caméras, drones ou smartphones. Code-barres, QR code, textes et objets divers n’ont aucun secret pour elle grâce à son application s’appuyant sur des technologies de vision numérique, réalité augmentée et machine learning. Les secteurs de la santé, de la vente au détail et de la logistique apprécient particulièrement sa solution. Sa plateforme de capture de données est notamment utilisée par Coop, Sephora, Louis Vuitton, DHL ou encore Levi Strauss. La firme a été créée en 2009 par un groupe de chercheurs du MIT, de l’ETH Zurich et du département recherche d’IBM. Elle emploie aujourd’hui plus de 80 personnes.

Sophia Genetics améliore les diagnostics grâce aux données

Fer de lance de la médecine basée sur les données, la compagnie vaudoise a conçu une plateforme d’aide au diagnostic en oncologie et en maladies héréditaires. Son portail d'analyse génomique clinique a récemment passé la barre des 300.000 patients diagnostiqués à travers le monde. A ce jour, un réseau de 850 hôpitaux utilise son système d’intelligence artificielle – nommé Sophia – à travers 77 pays. La société est l’œuvre du Basque Jurgi Camblong, qu’il a fondé à l’EPFL Innovation Park. Son but premier: démocratiser l’accès à la médecine des données. Actuellement, la healthtech compte plus de 230 employés entre Saint-Sulpice et Boston. Elle cible plus particulièrement les marchés d’Amérique latine, d’Australie, du Japon et des Etats-Unis.

Sophie Marenne

AGEFI

 



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