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Peu de demandes de brevets dans l'intelligence artificielle en Suisse
 
Le 01-02-2019

L'intelligence artificielle (IA) a investi les marchés mondiaux. Etats-Unis et Chine sont les plus dynamiques dans les demandes de brevet, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). La Suisse est largement devancée.

"Il y a eu une augmentation très évidente et plutôt prononcée de l'activité de brevets liés à l'intelligence artificielle", a affirmé le directeur général de l'OMPI Francis Gurry, jeudi, devant la presse à Genève.

Les Etats-Unis et la Chine "ont pris la tête" en terme de demandes de brevet. Ils sont suivis par le Japon.

La Suisse, elle, ne figure pas parmi les trente principaux acteurs mondiaux. Pour Jérôme Berthier, responsable de l'intelligence artificielle chez Elca, c'est notamment dû à la spécificité du tissu économique helvétique: "99% du marché suisse est fait de PME de moins de 250 employés, et ces PME n’ont pas encore pris conscience de l’arrivée de l’intelligence artificielle. Résultat : l’enthousiasme que l’on connaît en Chine ou aux Etats-Unis a plus de mal à se faire ressentir", diagnostique-t-il.

Fiscalité désavantageuse

Et puis, il y a la fiscalité, peu encourageante en Suisse, selon Jérôme Berthier: "Le grand jeu d’une start-up pour trouver de l’argent sans devoir céder l’ensemble de son capital c’est de faire une valorisation de cette entreprise, mais une valorisation qui reste virtuelle. Mais, au niveau de la loi de la taxation, la valorisation est considérée comme un bien, comme de l’argent. Donc on dit à l'entreprise 'vous avez un capital de 10 millions'. Et les chefs d’entreprise se retrouvent à payer des taxes. Voilà pourquoi ils souhaitent aller dans d’autres pays où on est plus aidé".

Un appel, donc, à une fiscalité plus avantageuse pour garder les entreprises susceptibles d'innover. Car pour l'instant, ce sont 80% des brevets déposés dans l'intelligence artificielle qui proviennent d'entreprise américaines (IBM, Microsoft), chinoises et japonaises (Toshiba), selon l'OMPI.

Cynthia Racine/ats/pym

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