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Le New Space a modifié l’orbite de Syderal Swiss
 
Le 28-01-2019

L'entreprise déménagera bientôt pour rejoindre le futur Space Cluster de Neuchâtel.

L’évolution du secteur spatial, davantage tourné vers le New Space, se reflète dans la transformation des activités de la PME dirigée par Olivier Henin. Nommée Syderal Swiss, elle conçoit des équipements électroniques et des logiciels destinés aux satellites. «Du développement à la production», précise celui-ci. «C’est notre particularité, nous partons des besoins du client jusqu’à la confection de l’élément électronique ou software désiré.» L’entreprise a actuellement à son actif une cinquantaine de missions spatiales réussies ou toujours en cours. La plus célèbre, en termes de visibilité, est celle de la sonde InSight qui a amarsi en novembre dernier. «Nous avons réalisé les composants électroniques qui pilotent son sismomètre», explique-t-il.

Vers une stratégie axée sur les produits

Fier d’avoir participé à la mission d'exploration de la planète Mars de l’agence spatiale américaine (NASA), Olivier Henin souligne néanmoins que répondre à ce type de mandats ponctuels n’est pas l’avenir de sa firme. «En 2014, quand j’ai repris la direction de Syderal, la société était uniquement active dans le marché des programmes spatiaux institutionnels, comme ceux de l’ESA.» La stratégie qu’il a mise en place à ce moment-là fut de transformer l’entreprise généraliste – répondant à des projets – en une société spécialisée dans des produits de niche. «Nous servons toujours le marché traditionnel, surtout au regard des demandes de l’ESA, pour des réalisations ponctuelles. Mais nous nous penchons aussi sur le domaine du New Space, avec des produits récurrents dont les composants sont d’une qualité légèrement moindre, pour une durée de vie un peu plus courte.»

Plus dynamique, la PME est ainsi entrée sur des marchés plus compétitifs. «Nous nous sommes orientés vers trois nouvelles lignes de produits: d’abord, le Global Navigation Satellite System (GNSS), soit les systèmes de géolocalisation tels que GPS aux Etats-Unis ou Galileo en Europe; ensuite, l’avionique que nous maîtrisions déjà mais nous nous tournons maintenant vers des cœurs électroniques de satellites légers, de moins de 150 kg; et finalement les antennes, imprimées en 3D, l’idée produit étant de coupler nos électroniques intégrées à la technologie disruptive développée par la société lausannoise SWISSto12.»

Ces produits itératifs, à la durée de vie moins longue, répondent ainsi à la mutation du marché spatial tout en nécessitant encore des compétences spatiales très pointues. La société emploie 70 personnes en Suisse et dix en Pologne, à Gdańsk, où elle a fondé une filiale au vu de l’émergence sur place d’un marché très prometteur. Sur cet effectif total, 50 collaborateurs sont des ingénieurs. «Nous disposons d’un personnel hautement qualifié, offrant un grand panel de compétences à très haute valeur ajoutée.»

Syderal est née en 2003, sur les fondements d’Alcatel Space Switzerland. «A cette époque, la société de télécommunications françaises a revendu plusieurs de ses filiales à l’étranger. Nous avons pu poursuivre les activités en tant que société suisse indépendante au moyen d'une opération de rachat par les cadres», se souvient-il. En 2018, elle a pris le nom Syderal Swiss. Depuis, elle est aux mains de son CEO, Olivier Henin, et de son CTO, Olivier Moulin. Aujourd’hui située à Gals, dans le canton de Berne, la firme déménagera bientôt. Dès juin, elle rejoindra les hauts de la ville de Neuchâtel pour s’installer dans le futur Space Hub qui devrait s’y constituer.

Sophie Marenne

AGEFI

 



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