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Des drones "secouristes" débarquent en Suisse
 
Le 10-09-2018

Quadriller une zone et repérer une victime sous une avalanche ou des décombres, ou encore larguer un défibrillateur, un drone nouvelle génération est présenté au public ce week end à l'EPFL. La société vaudoise SCS qui le commercialise vise en premier lieu les professionnels du sauvetage.

C’est l’une des attractions de l’édition 2018 des Drone Days qui se déroulent tout ce week end à l’EPFL. Entièrement conçu par la société chinoise Hikvision, leader mondial des systèmes intégrés de vidéosurveillance, le nouveau drone de la série Falcon pourrait permettre des gains de temps substantiels lors des opérations de sauvetage, notamment en montagne.

Des équipements amovibles au service des sauveteurs

Equipé de 4 moteurs puissants, il permet en théorie une utilisation jusqu’à 12 mètres par seconde de vent, y compris en altitude, le tout avec une autonomie de 35 à 40 minutes pour 5 kilos de charge utile. Une puissance qui permet d’embarquer à choix une caméra optique 4k, une torche puissante, ou encore une caméra thermique à grande focale permettant de localiser précisément et rapidement des victimes sous décombres ou avalanche.

L’objectif pour Benjamin Mora, en charge du développement commercial sur Suisse, Allemagne et Autriche pour Hikvision, est de fournir une solution intégrée complète aux professionnels: «Tous les équipements sont facilement interchangeables par un système plug and play. On peut par exemple localiser une victime, puis ensuite enlever la caméra thermique pour fixer un haut-parleur qui permet de communiquer depuis la base aux victimes, avant de fixer la torche pour aider les sauveteurs. Avec un tel système, on aurait pu localiser très rapidement les victimes dans le cas du pont effondré à Gênes.» Les images sont retransmises en direct sur un écran de contrôle, permettant au pilote du drone de se focaliser sur la conduite, tandis qu’une deuxième personne se concentre sur l’analyse des images en direct.

Récolte de données pour villes intelligentes

La société SCS, basée à Bussigny et active dans les projets de villes intelligentes (Smart city), a décroché le contrat d’exclusivité pour la distribution de ce drone en Suisse et a déjà commencé à proposer le système. Un devis pour une vingtaine d'appareils lui a été tout récemment demandé. Pour Jean-Yves Barman, CEO de SCS qui travaille déjà pour la commune de Bussigny et l’EPFL, le potentiel d’embarquer des équipements aussi performants va au-delà de la réactivité en situation d’urgence: «Récolter des données de façon mobile et les analyser permet de mieux localiser dans les villes les pics de chaleur, les places de stationnement disponibles, ou la congestion du trafic et fournir en direct des informations au citoyen. Souvent quand Google map vous indique les bouchons, vous êtes déjà dedans.»

Parmi les équipements proposés figurent un détecteur de gaz dangereux, comme le monoxyde de carbone, et un de particules fines pour localiser plus précisément les pics de pollution. L’appareil est utilisé en Chine avec la caméra thermique pour repérer les fuites de gaz ou d’eau sur les réseaux.

Par ailleurs, sur la caméra optique, le zoom X 37 permet une vision assez fine comme celle de plaques minéralogique à grande distance. Une possibilité accrue de surveillance du citoyen pour la police et l’armée, qui n’est toutefois pas, selon Jean-Yves Barman, le projet commercial de sa société: «Les services communaux fonctionnant en silo et les vieilles habitudes sont un handicap pour les systèmes innovants et les projets d’envergure, notamment smart city. Même quand les interlocuteurs voient l’intérêt et les économies potentielles, pas facile toujours de les convaincre. Nous nous concentrons donc sur les secouristes et les villes où le besoin est le plus urgent.»

Etre convaincant sera d’autant plus nécessaire que le matériel reste relativement onéreux. Sans communiquer exactement les montants, Jean-Yves Barman relève que le drone seul «dépasse les 10'000 francs», sans compter le prix des équipements que le client souhaite ajouter. «Une caméra thermique du type de celles qui équipent les voitures de police passe les 10'000 à 15'000 francs à l’achat à elle seule», rappelle le CEO de SCS.

PAR JOAN PLANCADE
BILAN

 



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