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La production combinée en Suisse et à l’étranger devient le modèle de référence
 
Le 05-09-2018

Tandis que 75% des entreprises medtech helvétiques sont en passe de transposer la législation européenne et un quart est encore en phase d’information à cet égard.

La croissance annuelle moyenne de l’ordre de 6% des chiffres d’affaires anticipée pour 2018 et pour 2019 en Suisse par les responsables d’entreprises medtech sondés s’inscrit pleinement dans le sillage des 5,9% enregistrés en moyenne depuis 2012. Alors que les nouvelles réglementations européennes relatives à la commercialisation et à la surveillance des dispositifs médicaux (MDR) et des dispositifs de diagnostique in vitro (IVDR) sont entrées en vigueur en mai 2017. D’où une phase de transition (d’ici 2020) qui se rapproche à grande vitesse pour bon nombre de fabricants. L’objectif de cette réglementation vise à améliorer notablement l’évaluation des risques, la sécurité, la surveillance ainsi que la transparence du marché des dispositifs médicaux.

Impact de MDR sur les portefeuilles de produits

Si les trois quarts des entreprises suisses du secteur (toutes catégories confondues) sondées sont en voie de transposer cette réglementation (50% en phase d’application, 25% en planification), un quart d’entre elles en est encore à s’informer. Et compte tenu des besoins de certification qui en résultent, l’infographie ci-dessus indique que près de 30% des entreprises sont convaincues de devoir redimensionner à la baisse leurs portefeuilles de produits.

12 champs d’application

La plus grande partie des fabricants suisses de dispositifs médicaux sondés sont actifs dans les segments des équipements hospitaliers et des articles à usage unique. Sur les 346 entreprises sondées sur ce point, 65 d’entre elles se rattachent en effet à cette catégorie. Suivie par celles des dispositifs de réhabilitation et les prothèses, l’orthétique et les auxiliaires de vie quotidienne (51 entreprises). Les diagnostics in vitro (50), l’orthopédie (48) et la médecine dentaire (48) sont également très présents. Ces secteurs sont par conséquent bien représentés dans l’enquête sous-jacente au rapport 2018. La cardiologie en revanche ne représente par exemple que 24 entreprises. Mais non des moindres puisque, ainsi que l’illustre le tableau ci-contre, sur les dix premiers groupes medtech en Suisse, trois d’entre eux, les Américains J&J Medical, Medtronic et l’Allemand Biotronik sont actifs notamment dans la cardiologie. Enfin, les domaines des traitements des plaies et des soins ORL, de la santé mobile ainsi que des logiciels apparaissent moins représentés ainsi que ne manquent pas de le souligner les auteurs du rapport, Laura Murer Mecattlaf, du cabinet Helbling Business Advisors, et Jonas Frey, responsable de projet chez Swiss Medtech.

Straumann avance de trois rangs en deux ans

Dans le classement des dix groupes de techniques médicales les plus importants en Suisse en termes d’effectifs, par rapport au classement établi il y a deux ans, les changements principaux concernent le groupe bâlois Straumann, chef de file mondial des implants dentaires qui, à la faveur de sa forte croissance ces dernières années, a gagné trois places pour se hisser au septième rang. A la faveur des effectifs étoffés d’un tiers en Suisse en deux ans, sur son site de production dans le vallon de Saint-Imier, ainsi qu’à son siège de Bâle. Le spécialiste bernois des systèmes d’injection et de la diabétologie, le groupe Ypsomed, a conservé son neuvième rang mais étoffé ses effectifs de près d’un cinquième en deux ans. A la faveur des capacités de production développées à Soleure et à Berthoud, notamment pour la production de sa pompe à insuline.

Deux tiers des entreprises veulent investir en Suisse

Avec la brusque réévaluation du franc induite en janvier 2015 par l’abandon du taux plancher contre l’euro, la part des fabricants ne produisant qu’à l’étranger a bondi à 10% fin 2015 (5% en 2013). Mais cette part s’est entretemps réduite ces deux dernières années à 7%. Quant à la part des fabricants ne produisant qu’en Suisse, celle-ci s’est aussi réduite pour passer de 60% en 2013 à 51% en 2015 et à 42% en 2017. C’est finalement le modèle de la production combinée en Suisse et à l’étranger qui tend à s’imposer: sa part est passée de 35% en 2013 à 39% en 2015 pour bondir encore à 51% l’an dernier. Du côté des équipementiers ou fournisseurs en revanche, la majorité d’entre eux produit encore largement en Suisse (62% contre encore 69% en 2015).

Toutes catégories confondues, plus des deux tiers (68%) des entreprises sondées prévoient d’investir en Suisse au cours des deux prochaines années. Notamment en raison des sites dont elles disposent déjà.

Parmi les raisons principales de ce choix d’investir en Suisse, les sondés mentionnent en premier lieu le savoir-faire medtech disponible (68%), la productivité élevée du travail (57%) et le contexte économique stable (49%).

En tout, 421 entreprises ont participé au printemps dernier à l’enquête SMTI (Swiss Medical Technology Industry) constitutive de l’édition 2018 du rapport sectoriel sur l’industrie medtech suisse. Ce qui représente la participation la plus élevée depuis 2008, date de parution du premier rapport SMTI.

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Piotr Kaczor
ICT journal

 



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