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Climeworks continue son ascension en levant 30 millions de francs
 
Le 30-08-2018

Grâce à sa technologie, la start-up zurichoise ambitionne de capturer 1% des émissions de CO² dues à l’homme à l’horizon 2025. L’entreprise compte aujourd'hui 60 employés, deux fois plus qu’au début 2017.

Climeworks utilise des filtres de technologie de pointe et des ventilateurs pour extraire le CO² de l’air. Comment? Grâce à une technologie dite de «capture de l’air directe» (direct air capture), qui absorbe le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère.

La start-up Climeworks, a annoncé avoir levé mardi 30,5 millions de francs de nouveaux investissements pour son usine de capture du CO² dans l’atmosphère, technologie vers laquelle les Etats pourraient se tourner davantage dès cette année dans le cadre des efforts pour freiner le réchauffement de la planète.

La société basée à Zurich a obtenu cette forte somme de la part de plusieurs investisseurs sont dans le coup, dont la Banque cantonale zurichoise.

Une éponge à carbone

Extraire d’importantes quantités de dioxyde de carbone de l’atmosphère pourrait contribuer à limiter le réchauffement climatique mondial, tenu responsable de la recrudescence de canicules, d’incendies de forêt, d’inondations, ainsi que de l’élévation du niveau des mers.

Pour ce faire, Climeworks utilise des filtres de technologie de pointe et des ventilateurs pour extraire le CO² de l’air. Comment? Grâce à une technologie dite de «capture de l’air directe» (direct air capture), qui absorbe le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Ouverte l’an dernier, l’usine zurichoise est la première du genre en Europe.

Le procédé de «capture de l’air directe» change la donne : les filtres des collecteurs d’air de l’usine agissent tels des éponges et prennent au piège le dioxyde de carbone déjà présent dans l'atmosphère. Plus besoin de poster le dispositif à la source d’émission pour que celui-ci soit efficace.

Capturer 1% des émissions mondiales de CO² dès 2025

L’entreprise zurichoise explique, dans un communiqué, que sa «vision» à long terme est de pouvoir capturer 1% des émissions de CO² dues à l’homme à l’horizon 2025. L’équivalent de 325 millions de tonnes de dioxyde de carbone.

Un objectif ambitieux puisque, aujourd’hui, la start-up est encore bien loin de cet objectif. Sa capacité actuelle de capture est en effet de 1.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, tandis que les émissions mondiales de CO² se sont élevées à 32,5 milliards de tonnes par an en 2017, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le potentiel de la technologie de Climeworks débouche sur un véritable pactole. Actuellement, sur le marché européen, le cours des émissions de carbone avoisine les 21 euros la tonne.

L’usine de Climeworks vend aujourd’hui le CO² capturé dans l’air à des serres de la région, comme fertilisant agricole destiné à la culture de tomates et de concombres. L’entreprise a également un projet en Islande, où le CO² serait enfoui en profondeur.

Avec les nouveaux fonds, les investissements dans la technologie de Climeworks se montent à une cinquantaine de millions de dollars. L’entreprise compte désormais 60 employés, deux fois plus qu’au début 2017.

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Matteo Ianni

AGEFI

 



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