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La précision du capteur d’ActLight, désormais à l’unique photon près
 
Le 27-07-2018

Lausanne. La start-up en senseurs ultra-efficaces énergétiquement vient de signer un contrat avec l’un des géants de l’industrie des semi-conducteurs.

Le mois de juillet est riche en évènements pour la start-up en photodétecteurs. Non seulement elle a signé un contrat avec l’une des cinq plus importantes entreprises de production de semi-conducteurs au monde, mais elle a réussi à prouver que la précision de ses capteurs est telle qu’elle peut descendre à un seul photon. Serguei Okhonin, CEO de la jeune pousse fondée en 2011, explique: «Nous le savions d’ores et déjà mais nous en avons établi la preuve scientifique avant-hier, après deux semaines de tests. Notre technologie est capable de monitorer un unique photon de lumière, ou un groupe de deux ou trois photons. C’est une première mondiale à ce niveau de tension électrique: un volt seulement. Une seule autre société sur le globe était capable d’une telle prouesse mais avec un dispositif sous haute tension, ce qui n’est pas idéal pour des objets connectés».

La force d’ActLight est de concevoir des photodétecteurs, nommés photodiodes dynamiques, extrêmement performants et très peu énergivores. De tels capteurs sont utilisés partout autour de vous: dans les smartphones ou les smartwatches mais aussi dans les voitures connectées ou les drones. Grâce à d’infimes pulsations de lumière, ils mesurent une distance précise ou une fréquence cardiaque, par exemple. C’est pourquoi ils sont utilisés dans d’innombrables objets connectés et wearables.

Entreprise sans usine, ActLight se concentre sur le développement technologique et la propriété intellectuelle. «Nous ne produisons pas nous-mêmes, à l’exception de prototypes pour démontrer notre savoir-faire à notre clientèle – les compagnies de l’industrie des semi-conducteurs», commente le CEO. «Ces clients ont un immense appétit pour la nouvelle génération de senseurs, plus performants énergétiquement que ceux utilisés à l’heure actuelle. Or, aucun consommateur ne souhaite charger son téléphone portable ou sa smartwatch deux fois par jour. Voilà où ActLight se démarque, avec ses capteurs qui consomment jusqu’à dix fois moins d’énergie que des senseurs classiques, tout en offrant un niveau de précision semblable».

Roberto Magnifico, Chief Commercial Officer, ajoute: «Outre cet avantage de consommation basse, nos capteurs sont d’une plus petite taille – quelques micromètres carrés. Ils nécessitent beaucoup moins d'espace et sont moins chers par rapport aux solutions existantes».

Un contrat majeur

Composé d’une équipe d’une grosse dizaine de collaborateurs, ActLight est en discussion avec la plupart des entreprises de l’industrie des semi-conducteurs. La signature d’un contrat avec l’une des compagnies du top cinq du secteur est une étape décisive dans son développement. «Nos capteurs biométriques seront intégrés à leurs circuits», décrit Roberto Magnifico. «Ils serviront à des applications en contrôle des signes vitaux: fréquence cardiaque, variabilité cardiaque, quantité d’oxygène dans le sang ou pression sanguine par exemple. Un beau défi.»

La start-up entreprend une levée de fonds de plus

L’été donne aussi le tempo d’un tour de table de série C pour la compagnie basée à l’EPFL Innovation Park. «Bon nombre de nos investisseurs existants se montrent intéressés. Ce sont des organismes institutionnels, comme Swisscom Ventures, ou des investisseurs privés qui nous atteignent via la plateforme investiere.ch», déclare Serguei Okhonin. L’objectif de cette recherche de capital lancée il y a juste deux semaines est double. D’une part, ActLight vise le développement technologique d’une matrice de plusieurs capteurs – nécessaire pour les caméras 3D en reconnaissance faciale par exemple; et d’autre part elle cible un renforcement de son équipe commerciale pour atteindre une portée d’affaires à l’échelle mondiale.

La précédente levée de fonds, en novembre 2017, avait permis à l’entreprise de concevoir plusieurs prototypes fonctionnels et de s’adjoindre les services du Chief Commercial Officer, Roberto Magnifico. «Avec cette série C, nous poursuivrons notre développement technologique au regard des mesures de distance et de la reproduction d’images en 3D, une technique utilisée en reconnaissance faciale et au sein des voitures autonomes. Un projet très complexe sera lancé dans un futur proche», commente ce dernier.

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Sophie Marenne

AGEFI

 



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