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Une PME vaudoise coachera des étudiants pendant 24 heures de cyberattaques
 
Le 13-06-2018

L’entreprise Cyber Resilience encadrera dix élèves de la HEG durant un exercice de gestion de crise proche de la réalité de terrain.

«Ils n’auront pas besoin de sac de couchage, ils ne dormiront pas», plaisante Jean Claude Michaca, CEO de Cyber Resilience. Son équipe et lui encadreront dix étudiants de la Haute école de gestion de Genève lors d’un exercice de gestion de crise d’une durée de 24h. Du vendredi midi au samedi, les participants du Master of Advanced Studies en Management de la Sécurité des Systèmes d’Information (MAS MSSI) seront plongés dans un intense brouhaha de cyberattaques, d’affolement sur les réseaux sociaux et de tempête médiatique. «La gestion de crise peut concerner des évènements tels qu’une explosion dans une usine ou la crise de nerfs d’un dirigeant. Mais dans notre monde de plus en plus interconnecté, le préjudice provient de plus en plus souvent du volet numérique, et un cyber-assaut bien mené peut mettre une entreprise par terre», ajoute le CEO.

Cyber Resilience a été choisi comme partenaire de l’exercice car l’entreprise a conçu une application sophistiquée capable de feindre des cyberattaques, quel que soit l’environnement professionnel donné. Nommé Cyber Battle Field, cet outil séduit déjà bien des clients dans la gestion d’incidents, mais ce sera le premier test du simulateur dans le monde académique. «Outre le support pédagogique, il répond à un vrai besoin du marché. Les banques notamment se montrent très intéressées». Assaut sur un serveur, vandalisme d’un site web, vol de données, logiciel d’extorsion,… Au total, 18 scénarios d’attaque sont modélisés dans Cyber Battle Field à l’heure actuelle, mais le système est mis à jour régulièrement pour en accueillir de nouveaux. Jean Claude Michaca ne peut pas révéler quel type d’agressions subiront les étudiants, pour ne pas gâcher l’effet de surprise. «Ils ne savent pas à quoi s’attendre et c’est là l’essence de la gestion de crise.»

En continu durant la nuit

«L’exercice se fera sans interruption. Les étudiants commanderont des pizzas ou autres mais ils travailleront toute la nuit. L’objectif est de les mettre dans les conditions les plus proches de la réalité.» Les attaques seront lancées en deux temps: la première de 20h à minuit, et la seconde de 1h à 5h du matin. La dizaine d’étudiants seront divisés en deux classes de cinq. «Nous avons monté les équipes en fonction des aptitudes de chacun: l’un tiendra le journal de bord, l’autre tentera de gérer les attaques informatiques, un troisième essaiera de maîtriser la communication, et ainsi de suite.» Outre Cyber Battle Field, les étudiants auront aussi à leur disposition l’instrument Digital Oversight qui leur permettra de repérer les signes avant-coureurs de l’attaque. Ils devront veiller sur les réseaux sociaux ou le darkweb, l’internet clandestin, pour détecter des menaces ou des activités annonciatrices. «Les étudiants n’ont pas d’appréhension: toute la classe a déjà reçu une préformation sur les outils qu’ils auront à utiliser. Ils sont enthousiasmés par cette expérience unique.»

Au-delà de l’équipe de Cyber Resilience, les étudiants seront encadrés par Albert Rossier, directeur du MAS MSSI, ainsi que par Gaëtan Derache et Yves Pernli qui outre leur qualité de professeurs sont aussi derrière Filrouge, une entreprise spécialisée dans la gestion et la communication de crise. L’opération qui mélange pédagogie innovante et interaction avec des professionnels, se déroulera au sein de la HEG, sur le campus de Battelle à Carouge. Elle se clôturera par une évaluation, puis une conférence de presse le samedi matin dans l’Aula de la HEG, «en présence des étudiants bien fatigués.»

Déjà 30 années de carrière pour la jeune société

«Mes trois associés et moi, nous avons monté l’entreprise il y a un an et demi. Nous provenions du monde de la technologie et des télécommunications. Nous travaillions tous pour de grandes compagnies et voulions rendre l’aboutissement nos carrières soit plus intéressant», raconte le cofondateur. L’entreprise glandoise sert déjà une dizaine de clients et emploie huit collaborateurs, à la fois des profils de techniciens et de gestionnaires ayant 30 années de métier derrière eux. Ses services couvrent la sécurité des infrastructures, la supervision digitale, la sécurité physique avancée et finalement le Cyber Battle Field susmentionné. «Ce simulateur fonctionne comme celui d’un pilote: avant de pouvoir voler, il s’entraîne pour acquérir les bons réflexes.»

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Sophie Marenne
AGEFI

 



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