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Un nouveau robot dans les salles d’opération
 
Le 18-05-2018

DistalMotion, start-up de l’EPFL, souhaite conquérir le marché de la laparoscopie avec un robot simplifiant la technique chirurgicale. En septembre prochain, elle partira à la découverte du marché chinois lors d'un voyage d'investisseurs.

La jeune pousse suisse DistalMotion travaille depuis 2012 à l’élaboration d’un robot. Ce dernier devrait être mis sur le marché à partir de la fin de l’année. L’outil devrait simplifier la laparoscopie, technique chirurgicale mini-invasive qui permet d’opérer dans l’abdomen sans l’ouvrir, et la rendre moins coûteuse. «Nous avons développé une solution simple, accessible et abordable qui permet au chirurgien de rester à côté de son patient» introduit Michael Friedrich, CEO de DistalMotion.

La jeune pousse va d’ailleurs découvrir le marché chinois en septembre prochain lors d’un voyage d’investisseurs avec neuf autres start-up suisses à forte croissance. «J’ai déjà participé à un voyage organisé par Venturelab avec la spin-off de l’EPFL que j’avais créée puis revendue en 2014 avant d’investir dans DistalMotion, se souvient Michaël Friedrich, ce type de voyages est une excellente opportunité», qui tombera parfaitement bien à quelques semaines, pour son robot, de sa mise sur le marché.

Aujourd’hui, on estime à quatre millions le nombre de procédures de laparoscopie par an dans le monde. Un peu plus de trois millions seraient réalisées sans aide de la robotique. Et un peu moins d’un million le serait grâce à un robot. «Notre outil permet de convertir ces opérations manuelles en opérations robotiques» annonce clairement Michael Friedrich.

Les laparoscopies, réalisées à partir de petites incisions et d’instruments fins, présentent de nombreux avantages, autant pour le patient que pour l’établissement hospitalier. Côté patient, les guérisons sont généralement plus rapides et la récupération meilleure, les douleurs étant moins importantes. Du coup, les séjours sont plus courts, donc moins onéreux pour les hôpitaux.

La laparoscopie traditionnelle, sans robot, reste tout de même une intervention sensible. «La technique est difficile à apprendre, estime Michael Friedrich, et cette opération peut être très fatigante.» D’où l’idée pour la jeune pousse de travailler sur un outil qui pourrait aider les professionnels de santé. «Les robots sont finalement une sous-catégorie des opérations mini-invasives, résume le CEO de DistalMotion. Ils peuvent simplifier la procédure et rendre le geste plus agréable pour le professionnel. Les robots prennent d’ailleurs de plus en plus de place dans les salles d’opérations.»

Un concurrent direct déjà présent sur le marché

Il existe déjà un robot sur le marché: le da Vinci d’Intuitive Surgical, société basée à Aubonne dans le Canton de Vaud. «Ce robot est très coûteux, estime Michael Friedrich, la société californienne est vraiment pionnière dans ce domaine mais l'équipe de DistalMotion a travaillé avec une approche très différente.» Le futur robot, qui a déjà été testé dans le cadre d’études cliniques, serait moins cher et n’isolerait pas le chirurgien. «Notre outil permettra au médecin de rester auprès de son patient, décrit le CEO de DistalMotion, le professionnel de santé garde le contrôle sur son opération et peut intervenir à tout moment. Nous avons décidé de proposer un outil qui remplace les mains du chirurgien, seulement les mains. C’est un robot simple, sans caméra par exemple. Nous nous sommes concentrés sur la dextérité.»

A la fin de l’année, le robot sera disponible à la location. «2.500 francs par mois, précise Michael Friedrich. Auxquels il faut ajouter les instruments à usage unique. Nous ne vendrons pas un robot mais un ensemble de services, avec maintenance, instruments et formations.» Objectif de ventes ? «Nous visons les trois millions d’opérations manuelles que nous espérons convertir en robotique» répond, évasif, Michael Friedrich. Le déploiement de la nouvelle technologie se fera évidemment à l’international.

Clémence Lamirand
AGEFI

 



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