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Ava innove avec un bracelet connecté de fertilité
 
Le 10-05-2018


La start-up basée à Zurich et à San Francisco a récemment fêté la naissance de son premier «bébé Ava», conçu avec l’aide de son dispositif médical.

Le premier «bébé Ava» s’appelle Noemi. Il est né en Thurgovie fin février. Sa mère a utilisé le bracelet connecté de fertilité de la start-up suisse Ava. Cette technologie lui a permis de suivre de près, en temps réel, son cycle menstruel et de connaître les moments où elle était la plus féconde. Et ainsi d’augmenter ses chances de tomber enceinte. «La naissance de Noemi a été une étape très importante pour notre jeune société, introduit l’un des quatre co-fondateurs d’Ava Lea Von Bidder. Cette naissance a confirmé que notre dispositif médical innovant fonctionnait et qu’il répondait à un réel besoin.»

Le bracelet connecté, disponible depuis septembre 2017, se porte la nuit. «Cette méthode est vraiment simple et pas du tout contraignante» présente la co-fondatrice. Le bracelet récolte, grâce à des capteurs, neuf paramètres physiologiques et ne se base donc pas comme d’autres dispositifs sur la seule température corporelle. Ces paramètres sont notamment les mouvements de la fréquence cardiaque, le flux sanguin ou encore l’hydratation au niveau de la peau. «Ces paramètres physiologiques récoltés sont associés aux taux d’eostradiol et de progestérone afin de détecter la période fertile d’une femme en temps réel », explique Lea Von Bidder. Chaque nuit, ce sont plus de trois millions de données qui sont récupérées. Un algorithme complexe se charge de les analyser puis de fournir une photographie complète du cycle menstruel de l’utilisatrice.

La femme accède à ces informations via une application, après avoir synchronisé son bracelet avec son smartphone. Finalement, l’application fournit à l’utilisatrice une fenêtre de fertilité de 5,3 jours par cycle, avec une précision de 89 %. Le bracelet a démontré son efficacité et sa précision dans une étude clinique menée durant un an au sein de l’Hôpital Universitaire de Zurich puis publiée en mai 2017 dans la revue Scientific Reports.

Un bracelet qui bénéficie du Marquage CE

Selon la société fondée par Pascal Koenig, Philipp Tholen, Peter Stein et Lea Von Bidder en 2014, le bracelet aiderait quinze femmes par jour à concevoir un enfant dans le monde et diviserait par 2 le temps nécessaire pour tomber enceinte. «Même si le bracelet a été conçu pour aider toutes les femmes à mieux se connaître, nous nous concentrons actuellement sur les femmes qui essaient d’avoir un enfant, rappelle la co-fondatrice. Ava n’est pas là pour diagnostiquer un problème mais pour identifier les fenêtres de fertilité des utilisatrices.» Ce bracelet connecté de fertilité, premier dispositif médical mis sur le marché par la start-up, est homologué par la Food and Drug Administration (FDA) et dispose de la norme CE en Europe.

La start-up spécialisée dans la santé reproductive a développé cette technologie des capteurs en quelques années. Elle a déjà bénéficié d'investissements à hauteur de plus de 11 millions de francs. Depuis, elle enchaîne les prix et les récompenses : Swiss Startup Award 2017 ou encore finaliste du Swiss Economic Award 2018. Ava, qui compte actuellement cinquante employés en Suisse, espère embaucher dix personnes très prochainement.

La start-up américano-suisse travaille désormais à l’amélioration de son bracelet. Elle mène depuis août une nouvelle étude, toujours avec l’équipe zurichoise, sur un panel plus large de femmes (200 participantes). «Nous travaillons également avec des femmes déjà enceintes pour développer une offre de surveillances du bébé au cours de la grossesse», ajoute Lea Von Bidder. Nous ne cherchons pas pour le moment à lancer de nouveaux produits. Nous préférons développer le bracelet Ava. Le suivi de la fertilité n’est qu’une offre. D’autres utilisations dans la détection et le suivi de la grossesse ou pour une contraception non hormonale sont très intéressantes.» La start-up suisse souhaite aussi, au-delà de ces études scientifiques, se concentrer sur le développement de nouveaux marchés, notamment chinois, japonais et canadien.

Clémence Lamirand
AGEFI

 



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