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HELIOT développe un réseau bas débit pour l'IoT avec un leader mondial
 
Le 02-05-2018


L'entreprise lausannoise s’allie avec les Français de SIGFOX pour proposer un réseau bas débit couvrant toute la Suisse. Objectif : établir un réseau pour l'Internet des objets, bien moins coûteux que la 4G. Son seul concurrent ? Swisscom.

Vous qui possédez un smartphone, vous préférez peut-être surfer en 4G. Les pages s’ouvrent plus rapidement et vous gagnez du temps. Mais pour l’Internet des objets, les besoins en vitesse d’exécution et en énergie sont différents. Les Vaudois d’HELIOT et les Français de SIGFOX s’allient et mettent en place cette année un réseau bas débit. La technologie développée par les Toulousains coûte moins cher en énergie et en temps. Le relevé de données de stations météorologiques ou encore le suivi de colis ne nécessitent pas forcément la 4G. “Si on met un senseur sur un conteneur en Chine, nous pourrons le localiser en temps réel à travers notre réseau bas débit. Et la connectivité au réseaux Sigfox coûte jusqu'à 20 fois moins cher qu'une carte SIM connecté à un réseau 3 ou 4G” explique Alexandre de Senger, co-fondateur d’HELIOT. Le “Low-Power-Wide-Area” (LPWA), offre un débit 10’000 fois inférieur à celui utilisé par un feu de circulation (600bps contre 5Mbps). L’entrepreneur précise avec une pointe d’amusement “C’est moins puissant qu’un toaster !”.

La Suisse, si tard ?

A l’heure actuelle, le réseau bas débit existe en Suisse avec Swisscom. HELIOT et SIGFOX déploient le réseau d’antennes et espèrent couvrir plus de 90% de la Suisse. “350 à 400 sites devront être équipés d’ici 15 mois” annonce Alexandre de Senger. La technologie SIGFOX existe dans plus de 40 pays. La Suisse a failli la déployer plus tôt mais les tentatives ont échoué. Jusqu’à ce que Sunrise revende ses mâts à Cellnex. Pour rentabiliser les mâts, l’idée de les utiliser pour le bas débit voit le jour. Un associé d’HELIOT remarque l’absence de SIGFOX en Suisse et en Autriche.

C’est ainsi que la firme lausannoise décide d’occuper le créneau. La présence mondiale de la technologie est un atout certain. “Si une multinationale veut tracer un objet, elle l’enregistre depuis la Suisse puis peut le voir dans le monde entier à travers nos réseaux” avance Alexandre de Senger. “Là où Swisscom doit s’adresser aux opérateurs dans les autres pays”. Les clients visés, ce sont les entreprises, municipalités et milieux académiques, mais aussi les propriétaires de restaurant ou encore les vignerons.

Vers un monde connecté?

Les objets connectés ne sont pas encore légion en terres helvétiques. “On s’attend à 125 millions d’objets connectés d’ici 2025” affirme Alexandre de Senger. Si le cofondateur d’HELIOT admet que les prévisions sont parfois imprécises, il constate un vrai changement. “De plus en plus d’entreprises se lancent dans ce domaine. Beaucoup de sociétés m’ont contacté”. Pour l’instant, Swisscom et HELIOT se lancent dans un bras de fer. Les Vaudois espèrent à terme conquérir 50% du marché bas débit.

PAR REBECCA GARCIA
BILAN

 



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