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Sion, futur centre mondial d'archives microbiennes?
 
Le 26-07-2018
de EPFL

Sion pourrait devenir le premier site mondial d’archives microbiennes en milieu extrême. Un concept qui découle de la première mission des nouvelles chaires de l’EPFL-Valais: identifier et récolter les micro-organismes piégés dans les glaciers du monde entier.

L’EPFL aimerait faire de Sion le premier centre mondial d’archivage de données biologiques en milieu extrême. Avec le réchauffement climatique, les micro-organismes piégés dans les glaciers depuis des millénaires sont libérés et doivent s’adapter à leur nouvel environnement. Ce processus d’adaptation aux milieux extrêmes recèle de nombreux trésors pour les chercheurs, et une chaire du nouveau centre pour l’étude des environnements alpins et polaires (Alpol) de l’EPFL-Valais y sera consacrée. Il ouvrira ses portes en 2021 dans le bâtiment de l’actuel Centre d’impression des Ronquoz (CIR).

Les scientifiques connaissent mieux la vie microbienne des fonds marins que des ruisseaux valaisans."
Tom Battin, directeur du laboratoire de recherche en biofilms et écosystèmes fluviaux, EPFL

Mais le laboratoire de recherche en biofilms et écosystèmes fluviaux dirigé par le professeur Tom Battin ne va pas attendre jusque-là. Etabli pour l’instant à Renens (VD), sa première Mission pour Alpol débutera en 2019 déjà et consistera, durant quatre ans, à récolter des exemples de vie microbienne piégée dans les glaciers du monde entier. «Etrangement, les scientifiques connaissent mieux la vie microbienne des fonds marins que des ruisseaux valaisans», explique en souriant Tom Battin. Son rêve, faire de Sion le centre mondial des archives microbiennes en milieu extrême.

De l’importance de la conservation

«Les données que nous allons récolter lors de cette mission sont uniques et il est très important de pouvoir les conserver», continue le professeur luxembourgeois. Ces archives permettront tout d’abord de dresser une «cartographie» de notre époque et ainsi offrir aux générations futures des données sur la nature des micro-organismes qui y sont actifs.

Garder des échantillons au frais permettra aussi aux chercheurs de demain de les redécouvrir avec les outils et les connaissances de leur temps. De nouvelles perspectives de recherche pourront alors voir le jour, «des informations dont nous ne pouvons que rêver aujourd’hui», précise Tom Battin.

Stimuler la bioprospection

Plus important encore, en conservant les micro-organismes qui vivent dans des conditions extrêmes et qui n’ont pas encore été étudiés, l’EPFL espère offrir aux scientifiques du monde entier de nouvelles pistes de recherche en bioprospection. «Les microbes qui vivent dans le grand froid savent produire des enzymes pour survivre. Encore inconnues, ces molécules peuvent être très utiles dans la production d’antibiotiques. Actuellement, l’essentiel des recherches se déroule dans les fonds océaniques.»

Un bonus d’image

Aux arguments scientifiques vient s’ajouter un dernier argument, la réputation. «Sion pourrait devenir une archive de référence, au même titre que la réserve mondiale de semences du Svalbard en Norvège. Les chercheurs du monde entier vont s’adresser à nous, ce qui offre des occasions de contacts extraordinaires», rajoute Marc-André Berclaz, directeur opérationnel de l’antenne EPFL-Valais. Sans oublier qu’une archive de ce type bénéficie d’une très longue durée de vie, contrairement à une chaire dont la durée de vie moyenne avoisine les trente ans.

Selon le professeur Tom Battin, il n’existe à l’heure actuelle qu’une seule barrière à la création de ce nouveau hub d’archivage de micro-organismes en milieu extrême. «Il nous faut encore estimer nos besoins réels afin de lever les fonds nécessaires.»

Les chaires qui occuperont le CIR

Huit à dix laboratoires dédiés à l'étude des environnements polaires et alpins, ainsi que le Swiss Polar Institute, viendront occuper les locaux de l’actuel Centre d’impression des Ronquoz. Cinq d’entre eux seront opérationnels dès la fin des travaux prévue pour 2021. Les derniers viendront compléter l’espace à disposition dans un deuxième temps.

Les cinq chaires dont la venue en Valais est déjà assurée:

• Recherche en biofilms et écosystèmes fluviaux
• Physique et dynamique de la glace
• Sciences computationnelles de l’environnement
• Sciences des bassins versants
• Biologie de la cryosphère

Author : Julien Robyr
Source : Project EPFL Valais Wallis

 



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