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Fusion : l'accélérateur de startup a réussi sa transition
 
Le 11-06-2018
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

Créé il y a trois ans à Genève, l'accélérateur s'était focalisé sur les fintech. Son champ d'action a été élargit l'an dernier et le nombre de startup a doublé. Le succès du Fusion Demoday cette semaine et l'intérêt des entreprises romandes renforcent sa légitimité.

Pourquoi créer son propre incubateur quand d’autres sont rompus à l’exercice? C’est en substance ce que l’on peut retenir des premiers mots de l’événement «Fusion Demoday», prononcés par Thomas Boyer, responsable prévoyance pour La Mobilière. La compagnie d’assurance accueillait en fin de semaine à son siège romand de Nyon l’un des événements annuels phares de l’incubateur genevois Fusion.

La Mobilière en est devenue un des partenaires clef l’été dernier, au moment où la structure dédiée à la croissance des startup a étendu son spectre d’activités au delà des fintech, pour inclure également les proptech (entreprises liées à l’immobilier) et les lifetech (toutes les technologies liées au quotidien, y compris concernant l’humain et la santé).

Thomas Boyer a rappelé que La Mobilière vient de passer le cap symbolique des 2 millions de clients en Suisse. «Nous voulons créer un pôle fort sur les lifetech, que ce soit au sein de l’entreprise comme avec des partenaires, pour encourager la création d’un écosystème. Nous sommes heureux d’avoir pu participé à la sélection de neuf startup dans ce domaine, qui bénéficie de l’infrastructure de Fusion».

Au delà de la tech

Plus de 20 startup composent la dernière volée de l’incubateur genevois créé en 2015, qui ont pu présenter leurs pitch et prototypes à l’occasion de cette journée. «Après l’explosion d’internet, après la génération mobile, la blockchain ou les technologies de modification de l’ADN ouvrent un monde encore inconnu et des possibilités que l’on imagine pas encore», a rappelé Sal Matteis, CEO de Fusion, illustrant ainsi le thème de cette journée «the new frontiers».

A l’occasion d’un débat, Mike Nolet, fondateur de Livebetter a toutefois estimé qu’il voyait beaucoup d’attentes peu réalistes sur des technologies comme la blockchain ou l’intelligence artificielle. « Il y a des choses qui sont fascinantes d’un point de vue technologique, mais cela ne veut pas dire qu’il y a un marché! En tant qu’entrepreneur, il faut toujours garder à l’esprit que nous ne travaillons pas pour la beauté de la technologie mais pour résoudre un problème business et apporter des solutions».

Des solutions qui se trouvent parfois dans les données récoltées par les entreprises, comme a pu en témoigner Josh Partridge, vice président pour la région EMEA de la fameuse application Shazam, permettant de reconnaitre à peu près n’importe quelle musique via son smartphone. L’entreprise a été rachetée par Apple, qui se serait intéressé particulièrement à ses système d’IA et de traitement des données. « Nous sommes capables de savoir ce qu’écoutent les Allemands en temps réel, ce que les Espagnols achètent comme musique ou ce que les Français écoutent en vacances, ce qui a beaucoup de valeur ».

David Brown, fondateur d’Open Stratosphère a quant à lui travaillé sur plusieurs projets de « deep tech », et collabore notamment à certains projets dans les drones en Suisse. Il fait d’ailleurs partie des investisseurs de Flyability.

Des drones pour la maintenance des aéroports

Et pour rester sur ce thème, c’est la startup Canard Drones qui a débuté la série de pitch. Son créneau : la maintenance des aéroports par drones, pour remplacer les nombreuses opérations de maintenance au sol qui sont réalisées manuellement et sont très coûteuses. Composée d’anciens cadres du secteur, la startup travaille déjà avec des acteurs bien établis comme le réseau AENA, Aéroports de Paris et des compagnies nationales d’aviation.

Parmi les autres startup, les technologies développées pour faciliter la vie des entreprises étaient également bien représentées. On peux citer la startup « Fred de la compta », qui compte une trentaine de collaborateurs. La solution permet de faciliter la comptabilité, qui fait partie des parents pauvres de la tech, avec des logiciels souvent très datés et qui ne communiquent pas avec les autres systèmes IT des entreprises. Ici, le modèle de Sofware as a service (SaaS) et de market place, permet des revenus ponctuels et récurrents à la la startup, qui enregistre désormais environ 100’000 francs de revenus mensuels.

Enfin, Yeti Visit, que nous avions déjà évoqué en décembre dernier, prend de l’ampleur. L’entreprise propose une solution prioritairement destinées aux régies immobilières, afin de réaliser des visites virtuelles de biens immobiliers à 360 degrés, pour améliorer l’expérience utilisateurs mais aussi de réduire le temps passé à organiser des visites. D'autres déclinaisons sont possibles, comme l'aménagement intérieur et le home staging virtuel, ou encore le suivi d'avancement de chantiers. La solution est présentée comme peu onéreuse et ne nécessitant pas de connaissances techniques particulières (comme un appareil photo.) Yeti Visit a déjà séduit les régies romandes De Rham, Régie du Rhône ou encore Naef.

Pour la rentrée de septembre, Fusion a par ailleurs annoncé le lancement d'un nouveau programme dédié à l'entrepreneuriat social, sous le terme Impact-Tech, en collaboration avec la fondation Hatch CoLab.

PAR MARJORIE THERY
BILAN

 



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