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Swissnex aide les startups suisses dans la Silicon Valley
 
Le 01-06-2018
de MicroTech Industry® - News des associations et de la formation

La Silicon Valley reste la Terre Promise pour de nombreuses startups ambitieuses. Non loin de San Francisco, le savoir-faire, les contacts et surtout les investisseurs foisonnent. Sur place, swissnex aide les jeunes entrepreneurs suisses, parmi lesquels se cache peut-être le prochain facebook, à saisir leurs chances.

Le vent californien souffle plus fort que la brise légère helvétique. Les startups l’apprennent très rapidement. Celui qui veut réussir doit connaître les règles du jeu et les bonnes personnes.

Swissnex est un réseau mondialLien externe qui soutient les échanges internationaux dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Il possède des filiales à Boston, San Francisco, Shanghai, Bangalore et Rio de Janeiro. Ces antennes accompagnent les entrepreneurs suisses, les chercheurs et les politiciens par le biais de divers services comme ici, en soutenant les jeunes entreprises. Swissnex est financé pour un tiers par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et pour deux tiers par d’autres sources telles que des entreprises et des fondations.

Swissnex San FranciscoLien externe regroupe 71 startups dans la Silicon Valley. La plupart d'entre elles arrivent après un processus de sélection mené par InnosuisseLien externe, un partenaire de swissnex ou les Universités de Lausanne (EPFL) et Zürich (EPFZ). Dans le cadre d’un « startup-camp » de plusieurs semaines, ces entreprises sont coachées et encadrées afin de maximiser leurs chances d’entrer sur le marché.

A San Francisco, les startups suisses bénéficient durant leur séjour non seulement d’un savoir-faire particulier mais aussi d’un lieu de travail merveilleux. En 2016, swissnex, le consulat suisse, l’office du tourisme helvétique et le Swiss Business Hub ont emménagé sur une jetée totalement aménagée selon leurs besoins, non loin du célèbre Fischerman’s Warf. Le quai 17 constitue également une vitrine intéressante pour la Suisse. Une horloge des CFF orne l’entrée. Le toit quant à lui arbore le drapeau helvétique.

Ouvert à tous

Swissnex occupe une place de choix, à la pointe du long bâtiment. Par temps clairs comme ceux-ci, une vue grandiose s’ouvre sur l’eau et l’autre côté de la baie ainsi que sur le Bay Bridge menant à Oakland. Aujourd’hui cependant, un imposant navire canadien s’est amarré devant les baies vitrées, bloquant complètement la vue.

Les locaux de swissnex font office de bureaux temporaires pour les membres du réseau et constituent un forum pour les échanges créatifs. Le bâtiment offre des espaces ouverts pour les conférences et le travail d’équipe ; celui qui a besoin de calme au contraire peut s’installer dans des îlots de travail plus élevés et isolés. Le mobilier est multifonctionnel et flexible. Bienvenue dans le monde du travail du 21eme siècle.

« Nos portes sont ouvertes à tout le monde, pas uniquement aux Suisses » souligne Perrine Huber de swissnex : entrepreneurs, artistes, scientifiques, intellectuels, tous ceux qui repoussent la pensée habituelle de leur domaine et qui s’enthousiasment des visions créatives du futur sont les bienvenus ici. Ils sont beaucoup plus nombreux sur la côte ouest qu’en Europe, contrée plus traditionnelle. Les discours concernant les dangers de la numérisation ou les bouleversements sociaux sont rares. Ces enjeux sont vécus et progressent. « La culture ici est très spéciale » explique Perrine Huber. La binationale suisse et australienne est arrivée de Sydney à San Francisco il y a trois ans.

Swissnex organise également des événements, des workshops et des expositions. Les sujets traités vont de la durabilité à l’intelligence artificielle en passant par l’avenir du travail. Nous devenons un élément plus actif de la scène en se plaçant comme membre des organisations locales et régionales. « Cela nous rend uniques » explique Perrine Huber. Elle poursuit en insistant sur l’enthousiasme de nombreux ambassadeurs d’autres pays, impressionnés notamment par le Swiss Future Laboratory qui ne correspond pas aux nombreux clichés gravitant autour du pays. L’image suisse du chocolat et des Alpes reste à l’office du tourisme, à l’autre bout de la jetée, ajoute-t-elle avec un clin d’œil.

A la recherche du prochain facebook

Au printemps 2018, Andrea Fossati a débarqué dans la Silicon Valley afin d’évaluer les opportunités proposées par swissnex pour sa startup. Il a co-fondé Parquery, une application d’analyse d’images pour permettre aux gestionnaires de stationnement de trouver facilement des espaces vacants à l’aide de caméras. Grâce à cette application, ils peuvent aussi tirer le meilleur parti des espaces. Le client envoie ses images au cloud Parquery. Elles sont alors évaluées à la vitesse de l’éclair et transformées en informations. Même les automobilistes peuvent voir les places libres via l’application et s’y rendre directement. De quoi économiser du temps, des émissions de gaz et des nerfs. Ce genre de système existe déjà pour les parkings mais pas pour les grandes zones ouvertes.

Les startups telles que Parquery ont besoin de capitaux pour se développer. Les investisseurs de la Silicon Valley sont en permanence à la recherche de la prochaine idée qui mènera au succès. Parmi elles se cachent peut-être le nouvel Instagram ou facebook. Lors de «startups-nights» régulières, les entrepreneurs peuvent présenter leurs idées à des investisseurs potentiels – pour pitcher, comme on dit dans le jargon. Ils ont deux minutes pour convaincre. Les investisseurs sont exigeants. Celui qui a l‘opportunité de présenter son idée doit être parfaitement préparé et convaincre ses interlocuteurs que le marché attend son produit. Ce sont aussi des choses que les entrepreneurs suisses apprennent durant leur séjour sur la côte ouest.

Parquery compte déjà plusieurs clients dans de nombreux pays. Il semblait donc logique de s’attaquer ensuite aux Etats-Unis. Andrea Fossati a donc pris part au camp swissnex pour startups au printemps 2018, afin de mieux saisir les opportunités pour Parquery. «Les semaines à San Francisco m’ont beaucoup aidé» affirme-t-il. Les fondateurs suisses de l’entreprise ont rencontré des experts financiers et en marketing ainsi que d’autres entrepreneurs locaux. Ils ont été coachés et ont appris à présenter une idée à des investisseurs américains, à s’adresser aux clients américains potentiels.

Trop de retenue nuit

Le style suisse, souvent sur la retenue, peut être un handicap dans le contexte californien. «Sur le marché américain, il est nécessaire de développer un marketing direct et agressif», explique Fossati. Cela faisait aussi partie du processus d’apprentissage. De plus, la scène startups dans la région de San Francisco est beaucoup plus dynamique qu’en Suisse. Les startups sont conscientes des risques, elles vont et viennent, seules quelques-unes atteignent la cour des grands. En Suisse, elles ne se développent pas aussi vite, selon Fossati. Mais c’est aussi la raison pour laquelle le quota des survivants est plus élevé qu’aux États-Unis.

Il est impossible de conquérir le marché américain depuis l’Europe. Andrea Fossati a ramené cette idée centrale à Zürich: «Si nous voulions vraiment nous développer sur le marché américain, il aurait fallu que l’un d’entre nous reste en permanence là-bas. Cela ne peut pas marcher depuis la Suisse». La jeune entreprise ne se sent pas prête à cela – du moins pour le moment. S’ils se décident à tenter leur chance outre-Atlantique, les fondateurs de Parquery pourront compter sur les précieux contacts déjà noués. En attendant, l’idée consiste à se développer depuis Zürich et à se préparer pour la prochaine étape.

Traduit de l'allemand par Lucie Cuttat, swissinfo.ch
Par Petra Krimphove, San Francisco

www.swissinfo.ch

 



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