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FET Flagship: les projets EPFL passent la première sélection
 
Le 29-05-2018
de EPFL

Health EU et Time Machine, les deux projets coordonnés par l’Ecole, ont été retenus pour un deuxième round de sélection en vue de l’obtention d’un FET Flagship, l’ambitieux programme de financement de la Commission européenne. A la clé, un milliard d’euros sur 10 ans.

Ils ont passé le premier cap! Les deux projets de l’EPFL qui se sont portés candidats à l’obtention d’un FET Flagship de la Commission européenne ont été retenus pour la deuxième phase du processus de sélection. Il s’agit de Health EU, dirigé par Adrian Ionescu, du Laboratoire des dispositifs nanoélectroniques (NANOLAB), et Time Machine, piloté par Frédéric Kaplan, du Laboratoire d’humanités digitales.

Au départ, trente-trois projets, issus d’universités de toute l’Europe, ont postulé à ce FET Flagship consacré au thème des technologies nouvelles et émergentes. Environ la moitié - soit dix-sept - ont été retenus pour le deuxième round. Cette nouvelle étape se terminera le 18 septembre.

Une immense banque de données du passé

Time Machine a été conçu sur la base du projet Venice Time Machine (VTM), lancé en 2012 et qui aura servi de «proof-of-concept». Celui-ci visait à construire, à partir de millions de documents historiques aux formats hétéroclites, un modèle multidimensionnel de la ville de Venise, dans l’espace et le temps sur les mille dernières années. En cinq ans, ce sont 190’000 documents d’archives d’Etat, 720’000 documents photographiques et 3’000 volumes sur l’histoire de la ville qui ont été scannés. Time Machine ambitionne de répliquer ce qui a été fait avec VTM, mais à l’échelle de l’Europe.

En version Flagship, le projet vise à construire une sorte de gigantesque simulateur. Son but est de parvenir à cartographier 2’000 ans d’histoire européenne et à transformer les kilomètres d’archives et les impressionnantes collections que possèdent les musées du continent en un grand système d’informations digitales.

De nombreuses universités européennes construisent déjà leur Time Machine dans l’optique d’ériger un pont entre le passé et le présent en connectant les routes de l’histoire. Amsterdam, Nuremberg, Paris, Jérusalem, Budapest et Naples ont décidé de plonger dans leurs archives afin de créer une immense banque de données reliée à l’échelle nationale et européenne. À ce jour, 170 institutions partenaires issues de 32 pays ont rejoint le projet Time Machine et constitué un consortium, afin de développer de nouvelles technologies de numérisation, d'analyse, d'accès, de préservation et de communication du patrimoine culturel à grande échelle.

«Avoir passé avec succès cette étape de sélection est crucial, non seulement pour notre consortium, mais aussi pour le patrimoine culturel en général, réagit Frédéric Kaplan. C’est la première fois qu’un projet à un milliard, planifié sur 10 ans et soutenu par des institutions de tous les pays européens est proposé dans ce domaine. Construire une infrastructure européenne destinée à transformer notre patrimoine historique en une ressource clé pour l’éducation, la recherche et l’économie est une aventure sans précédent et cette dernière victoire est un pas de plus pour transformer notre rêve d’une machine à voyager dans le temps en une réalité pour tous les Européens.»

Un avatar pour prendre soin de sa santé

Avec Health EU, chacun disposerait de son avatar médical, un double de lui-même sous forme virtuelle, qui réunirait toutes les données personnelles nécessaires pour gérer sa santé et se soigner plus efficacement. Ce projet international, mené par un consortium dont l’EPFL et l'Université de Twente sont à la tête, veut favoriser la prévention, la précocité des diagnostics, la précision du suivi et un ciblage individualisé de l’administration de médicaments et de traitements, surtout dans le cadre des maladies de plus en plus répandues que sont les affections cardiovasculaires, les cancers, les maladies chroniques et neurodégénératives.

L’idée phare, c’est de marier médecine personnalisée et digitalisation, en utilisant les développements technologiques les plus récents, tels que les objets connectés et l’intelligence artificielle. Mais aussi des méthodes telles que les «digital twins» et les «organ-on-chip». La première permet de tester et de mesurer, par des modèles numériques, les effets de variables, processus et scénarios qu’il serait impossible d’appliquer dans le réel. Avec la deuxième, on peut observer, sur une puce et donc hors du corps humain, les fonctions biologiques d’un organe ou l’effet d’un médicament, prévenant ainsi des effets secondaires parfois extrêmement nocifs et permettant d’adapter le traitement au plus près des besoins du patient.

«Health EU lance les bases d’une médecine du 21e siècle florissante, commente Adrian Ionescu. Avec l’utilisation d’avatars humains, c’est une véritable révolution qui s’annonce, où la personnalisation des traitements, la prévention et la détection précoce des maladies généreront une approche de la santé plus viable économiquement et une meilleure qualité de vie pour les citoyens.»

«C’est un programme très ambitieux qui, en intégrant les atouts de la science moderne et de la technologie, ouvre de nouvelles opportunités pour la santé du futur tout en la maintenant accessible pour tous», relève le professeur Ben Feringa, qui a reçu le Prix Nobel de chimie en 2016 pour le développement de machines moléculaires.

Health EU est coordonné par l’EPFL en association avec l'Université de Twente et HDMT (Organ on Chip association), deux institutions basées en Hollande, et représenté au board de coordination par le professeur Albert van den Berg. Health EU regroupe plus de 90 scientifiques issus de 47 groupes de recherches de pointe provenant d’universités, d’instituts, de cliniques et d’entreprises de 16 pays européens. Une soixantaine d’autres en sont également partenaires.

En outre, l'EPFL joue un rôle moteur dans un troisième projet candidat à un FET Flagship, Robotics Flagship, qui vient lui aussi de passer la première sélection.

Site du projet Time Machine: http://timemachineproject.eu/

Site du projet Health EU: https://www.health-eu.eu/

Pour en savoir plus sur Robotics Flagship: http://www.roboticsflagship.eu/

Auteur : Sarah Perrin
Source : Mediacom

 



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